‹ Rabelais et ses œvresChapitre 27 sur 134 · LIVEE IV. — VOYAGE À VOBACLE DE LA DIVE BOUTEILLE · texte numérisé non relu

LIVEE IV. — VOYAGE À VOBACLE DE LA DIVE BOUTEILLE

ajoute malignement Panurge. Les noces de Basché passèrent en commun proverbe et depuis lors on ne demanda plus d'argent au seigneur.

Pantagruel a écouté, comme toujours, le récit de Panurge sans rien dire, mais il est loin d'approuver cette manière expédiiive employée par les seigneurs pour payer leurs dettes.

Epistémon fait remarquer que les coups de gantelets auraient dû tomber plutôt sur le gros prieur qui dépensait une partie de son argent à molester Basché, une partie à lancer contre lui les Chicanons pour avoir le plaisir de les voir daubés.

Ces abbés, disait-il, ont pour habitude d'exploiter Tinsouciance des seigneurs et de les tracasser pour les faire payer beaucoup plus qu'ils ne doivent. Ces pauvres diables de Chicanons ne faisaient que leur office après tout.

' Le récit des noces de Basché ne figure pas dans la première édition du quatrième livre. Rabelais Tiatercala dans la seconde.

Pantagruel raconte à ce propos l'histoire d'uh Bomain, nommé Neratius, qui ne sortait jamais sans se faire suivre par des domestiques portant de l'argent. Quand il rencontrait quelqu'un dout le visage lui déplaisait, il tombait sur lui à coups de poings puis s'empressait de lui offrir un dédommagement en argent, d'après le tarif de la loi des douze Tables. La plupart s'estimaient très heureux, si bien qu'ils étaient battus et contents.

— Par la botte de St Benoist I dit frère Jean, j'en veux faire l'essai. Il descend à terre, et tirant

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