‹ Rabelais et ses œvresChapitre 35 sur 134 · LES ADOEATEUBS DU PAPE · texte numérisé non relu

LES ADOEATEUBS DU PAPE

res, faalsaires, blUonneurs, adnlteratears de marchandises., Et qnelqnesfois qu'il est en ses bonnes, regoubillonne de chambrières, lesquelles, après avoir beu le bon vin de leurs maistres, remplissent le tonneau d'eau puante. Travaille, villaiq, travaille. Je vais tenter les escoliers de Trebizonde laisser pères et mères, renoncer à la police commune, soy émanciper des edictz de leur Boy^ vivre en liberté soubterraine, mespriser un chascun, de tous se mocquer, et prenans le beau et joyeux petit béguin d'innocence poëticque, soy tous rendre farfadetz gentilz.

Les farfadetz dont il est question à plusieurs reprises dans ce récit, ne sont pas des lutins, mais des moines mendiants, des frères fadets, qui ont abandonné leurs familles pour entrer dans un couvent.

Le paysan rentra chez lui désolé, sa femme lui demanda ce quUl avait ; il lui raconta ce qui lui était imposé. — N'est-ce que cela? dit-elle, va te faire bénir par le caré et je me charge de tout arranger ; puisque c'est un jeune diable, ce ne sera pas difficile.

Le diable vint en effet à l'heure dite, ce fut la femme qui le reçut, et elle l'effraya tellement qu'il prit la fuite, se promettant bien de laisser désormais les paysans en repos.

Cette conclusion du conte parait appartenir à Rabelais; le récit populaire s'arrête au moment où le diablotin se voit attrapé pour la seconde fois.

La Fontaine, qui n'a su faire qu'un conte assez médiocre de l'histoire de Dindenault et de ses moutons, a été plus heureux dans le DiaUe de Papefiguière; cependant cette fois encore, c'est Rabelais qui l'emporte pour l'agrément du récit.

Les voyageurs ne font pas long séjour & l'Ue des

ki-î. *-• ^ .

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