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196 LIVBE V. — VOYAGE k L'OEACLE DE LA DIVE BOUTEILLE.
Dès le troisième livre Rabelais a arrêté son plan, mais il a dû se borner à en marquer les points principaux, s'en remettant à Tinspiratiou du moment pour détermin^|Hnne des épisodes sous lesquels il Toulait mani^^^Bn idée. Les scènes, il les écrivait évidemment mi^ure qu^elles lui venaient à Tesprit, sauf à les coordonner ensuite. Cette coordination est quelquefois indiquée avec une certaine sécheresse, comparativement à l'exubérance de détails des épisodes. Ainsi, par exemple, la descente dans rile des Imitateur^kktout Tair d avoir été faite après coup pour exp^Rr le but de la longue histoire des moutons de Dindenault. Il en est de même de quelques autres épisodes peu développés, qui ont été placés là simplement pour marquer les étapes.
Rabelais a dû suivre la même méthode lorsquV près avoir quitté Meudon, il aura repris la plume pour achever son ouvrage; c'est ainsi que seront nés les principaux épisodes du livre: TUe Sonnante, les Chats Fourrés, Tlle de la Quinte. La maladie, la mort sont venues le surprendre avant qu'il eût terminé son travail. On n'avait pas alors le respect que nous professons pour les manuscrits laissés imparfaits par un grand écrivain. Qu'on se ^appelle ce qui est arrivé pour les trésors de science et d'observation laissés par Léonard de Vinci ^ On se contenta d'en extraire un court Traité de la Peinture , et l'on négligea toute la partie scientifique, la plus curieuse cependant, puisqu'elle contenait le germe d'une foule de découvertes qui ont attendu deux siècles pour être faites par d'autres. Qu'on se rappelle même ce que f cent ans après , ^^a fait dps manuscrits de
1 Voir A. Houâsaye. E^^^^onard de Vinci, in 8». 1869.