‹ Rabelais et ses œvresChapitre 58 sur 134 · LIVKE V. — TOYAGE A L*ORACLE DE LA DIVE BOUTEILLE · texte numérisé non relu

LIVKE V. — TOYAGE A L*ORACLE DE LA DIVE BOUTEILLE

La dame inserivit gracieusement bos amis Axt nombre de ses abstraeteurss. Pais elle dit à ses gentils* hommes :

L'oriôee de l'estomac , oommiui ambaisadetir peur l'aYitaillement de tous membres , tant inférieurs que supérieurs, nous importune le leur restaurer par apposition d'idoines alimens, te que leur est decheu par action continue de la aàïfYe chaleur eni lliaiiiîdiié radicale. Spodisateurs , Gesinins, Nemains, et Para20Q9, par vous ne tienne que promptement ne soient tables dressées^ foisonantes de toute légitime espèce de restaurans. Vous aussi, nobles Pregustes, accompagnés de mes gentils Massiteres, l'espreuve de vostre industrie passementée de soinf et diligence, fait que ne tous puis donner ordre, que desordre ne soyt en vos offices et vous teaies tousjours sur roB gardes. Seulement veos rameuter faut ce que faites.

Ces ptarases précieuses* encheYÔtrées dans des tournures latines, signifiaient qu'il fallait donner un boD dîner aux visiteurs.

Après le dîner, il y eut un bal en forme de tournoi. Ce tournoi de la Oiuioite, qui est fort lo&* gueoient décrit, n'est autre qu'une savante partie d'édiees. L'abbé de Marsy se récrie sur la clarté de cette description, et assure qu'une p^sonne qui ne saurait pas jouer aux édiecs , pourrait apprendre, rien qu'en lisant attentivement cette descriptûm. M^ Rathery prétend au contraire que les marches sont telles que les plus habiles n'y peuventrien comiMrendre. Quoiqu'il en soit, nous croyoïLS qu'une analyse semblerait plus fatigante qu'amusante à nos lecteurs et nous nous en abstenons. Ce chapitre ne se trouve pas daoa les premières édi' tions du cinquième livre.

Les subtilités de la seolastique sont, impuiaflaates

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à résoadre 1& qisestion que les y^jageors se sout posée, ils s'éloigneot de TUe d'EEtélécbie et les yoilà dans le^ pf^ys d'Odes (c^est le nooi des che* mios, en grec). Ici la locution : Tout chemin mèM à Borne , n'est pas une méta^ore. Pascal a dit : Les rivières sont, des chemins qui maorcbent et qai portent où Ton veut aller. » A Odes , ce ne scmt pas setdei^ftent les fleuves qui marchent, les chemins ordinaires sont dans le même cas. Vous vous metitoai sur un diemin et il vous emporte.

Id encore nous nims trouvons en présence d'un symbole. Ces elMinins q^ yw^ emportent, bon gré mal gré, une lois cpiQ vous les- avo9 choisis, nous ror présentent le flot d'idées courantes par lesqueltes nous sonunes emportés-. Si au défout on a choisi une mauvaise voie, on se sHit entralïïé de idas en plus loin de la vérité. Quelques-uns s'en aperçoivent, il' est vrfti , et sautei^ d'ua cbemia sur l'autre. Ce saut n'est pas très difficile au commencement du chemin, mais la difficulté augmente à mesure que l'on avance, et le plus souvent on continue à faire fausse route, même lorsqu'on en a conscience, uniquement parce que le hasard a voulu qu'au point de départ on ait fait un mauvais choix.

Nous retronvQQ^ icique^qu^-uns de ces jeux de mots auxquels Teiuilteuir se complaît. Les routes d'Qdes avaient des ^iiemis, c'étaient les guetteurs de dtemins,. les batteurs d'estrade {straday diemiâ en îtaUen),. les batteurs de pavé. Les chemins les craignaient et les fu}^eqt„ mais ces brigands les ^i* aient au pasa^gp i comme on fait les loups 4 la traînée et les bécasses^ au filet. J'en vis mi» ajoDtet-il^ qrd aivait (|té ag^éhif ndé j^t la justice paj^ce

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