‹ Rabelais et ses œvresChapitre 59 sur 134 · LIVEÉ V. — T0TA6E A L'OBACLE DE LA DIVE BOUTEILLE · texte numérisé non relu

LIVEÉ V. — T0TA6E A L'OBACLE DE LA DIVE BOUTEILLE

qu'il avait fris le chemin de Técole, c'était le plus long. Je vis aussi brûler à petit feu un grand coquin, qui avait battu un chemin et lui avait rompu une côte.

C'est à propos de ces chemins mouvants que Pantagruel se prononce pour l'avis de Tastronome Sélencas, —renouvelé par Copernic en 1543— que c'est la terre qui se meut véritablement sur ses pôles. U nous semble , dit Fauteur , que c'est le contraire qui est vrai ; mais c est là un faux jugement de nos sens. II en est de nous comme de ceux qui voyagent sur la Loire, ils croient voir les arbres voisins se mouvoir , et , en réalité, ce sont eux qui se meuvent ^nportés par le bateau.

Rabelais avait déjà employé cette comparaison dans une Epltre à Jean Boœh^t, le traverseur des voies périlleuses :

Ne plus ne moins qa'à< ceux Qui sonl sur l'eaa Fassans d'un lieu 4 Fautrepar basteao, . 11 semble advis, à cause du mirage, £t des grand fiotS; les arbres du rivage Se remuer, cheminer et danser.

Nous n'en avons pas' encore fin! avec les moines. Les voyageurs rencontrent , dans llle des Esclots ou des Sabots, un monastère dMn <^re nouvellement fondé, celui des frères Fredons. Leur fondateur les avait ainsi nommés en signe d'humilité. Il y avait déjà les petits servitetirs et âmiâ de la douce Dame (lés Servîtes), lès glorieux et beau;t frères Mineurs, les frères Minimes, mangëui's de harengs fumés , et les frères' Minimes crochus i^ poiir se mettre ati dessous, il n'y avait plus que le nom* de Fredons â leur

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