DE FIGARO
relises. Noas avons assez largement parlé cteîs antécédents de ce personnage^ dans notre première partie, pour n'avoir pas à y revenir ici. Noos livons indiqué aussi quelques-unes de ses incarnations. Gil Blas, par exemple, au XYU^" siècle; mais Gil ]Bhi8 est un Panurge qui a vu la cour de Louis ^IV; il a gagné en tenue , en honnêteté même , mais non pas en verve comique. Gil Blas ejst un Panurge bourgeois ^ bon enfant , médiocrement scrupuleux, mais- sage et modéré, qui sait faire son cbeminà travers le ^mûnde, décrient secrétaire de deux ministres, et, après une vie passablement agitée, va abriter sea vieux jours dans un château dont 11 estié'propvîét&ire. Le châtelain de Safanigondin a quelque peine à se reconnaître dans cet héritier.
Figaro a une fin à peu près semblable, et pour* tant^ s'il peut j avoir des doutes sur la filiation de GU Blas,! il ne peut y en avoir sur celle du joyeui barbier ; il a même gardé quelque diose du lau* gAge de son aïeul, quHl imite et quHl cite att besob.
Nous avons sous les yeux un spfarituel volume de li. Mârc-Monnier : les Aïeux de Figaro^ dans lequel fauteur passe en revue les différentes incarnations de son personnage à travers l'histoire. H évoqde les esclaves de la comédie grecque, les esclaves intrigaxits de la comédie latine ; il passe en revue les valets de la renaissance itafienne et française; il fait comparaître devant nos yeux le gracioso espagnol -** mais il laisse de côté le Falstàff anglais, cousin germain de notre Panurge,— et Panurge hiimême. Il est vrai qu'il nous sigiMJe certain autre type qui, né dans la comédie française du XV^ siè-
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dfi , fait son tour d'Europe et mérite bien d'obte^ nk* une place à côté de Panurge , quoique le type sait loi]i<d*étre identique. Il s'agit du paysan madré.
Un des premiers m date, c'est Thibault Âigne* 1^ de la farce de Patéliu. Le berger Thibault a t»ui rextérieur d'un paysan naïf et niais , mais 11 a remarqué que lorsqu'une de ses bétes meurt de maladie, on le charge de l'enfouir sans lui en demander autrement compte ; depuis ce jour une épi-^ zootie pèse sur le bétail; les toebis meurent les uaes aiurès les autres, — avec Vaiée du. berger bien euteidu. Sm maitre le cite devant le juge. TU* bault m trouver un avocat , maître Pierre Pâte- Iwf, un des plus retors de son temps ; craignant que son client ne se compromette, Pierre lui conseille de répmdre à toutes les questions qu'on pourra lui fmtibêe hêe^ comme font ses moutos». Le moyen réussit, le berger prévaricateur est acquitté; Pdtelin veut ators ee faire payer. Mais le betiger répond wame il a répondu au jugé, et Patelin: est réduit à se contenter de cette réponse. Le Panurge du Par bia etfk dépassé en adr^se pat le paysan.
U. MatcrMonnier suit ce type- dans le M($n reirmné et dans te (Valant jardinier M Daneourt. Il y a^ dans cette dernière comédie, un jardinier Lucas des plus aimusants- Il a reçu de l'argent pour ne paa dire.où se cache un certain per^nnage; puis il trouve un papier où Ton promet une somme dou-* ble à eelui qui découvrira le personnage caché. LMcaa est prid alors de ; scrupules* U faut ikmr les calm^ qu'on égalise la récompense des drax parts, et qu'en lui donne pour se taire autant qu'on lui donntfraii pour parler. La somme ^alisée, see sem^