‹ Rabelais et son uvreChapitre 156 sur 187 · LA HEINE DE NAVARRE · texte numérisé non relu

LA HEINE DE NAVARRE

La fin du moyen âge nous fournit aussi des recueils de contes qui n'affichent aucune prétention prêcheuse. Tel est celui qui a pour titre les Cent nouvelles Nouvelles. Ces historiettes furent racontées, nous dit-on, au château de Genape — dans la Belgique actuelle — où le dauphin de FraDce, depuis Louis XI, brouillé avec son père, était allé rejoindre Charles le Téméraire. Quoiqu'en dise le titre, ces nouvelles sont loin d'être toutes nouvelles ; la plupart avaient déjà été rédigées en vers sous forme de fabliaux , mais quel que soit le rédacteur, Antoine de la Sale, auteur du Petit Jehan de Saintrê, ou un autre, le fait est qu'elles sont merveilleusement contées, en style dune simplicité, d'une netteté, d'une précision que Voltaire ne surpassera pas. Mais elles sont généralement très gaillardes, et avec la meilleure volonté du monde , il eût été très difficile d'y adapter une moralité.

La moralité reparaît, une moralité verbeuse, dans YHeptamêron des Nouvelles de la reine de Navarre. Les 72 nouvelles qui le composent sont précédées d'un prologue, où l'on nous apprend qu'un assez grand nombre de personnes des deux sexes qui étaient allées prendre les eaux dans les Pyrénées , se sont trouvées retenues par une inondation et empêchées de continuer leur voyage. Pour passer le temps, on décide qu'on se réunira chaque soir et que dix personne et religieuse en France aux XIVe, XVe et XVIe siècles, in 8°, 2 vol. - Gabriel Peignot, Predicatoriana, par Philomneste.— Antony Meray, Les libres Prêcheurs devanciers de Luther et de Rabelais, petit in 8°.

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