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CHAPITRE II

Les fanfreluches ^ntidotics, trouvées en un monument antique.

O, i ? enu le grand dompteur des Cimbres (14) :: Saut par l'air de peur de la rousée, = ! Sa venue on a remply les timbres :. Beurre frais, tombant par une housée, . uquel quand fut la grand mer arrousée Cria tout haut : Hers, par grâce, peschez le, Car sa barbe est presque toute embousée ; Ou, pour le moins, tenez luy une eschelle.

Aucuns disoient que leicher sa pantoufle Estoit meilleur que gaigner les pardons : Mais il survint un affecté marroufle, Sorty du creux où l'on pesche aux guardons. Qui dist : Seigneur, pour Dieu nous en gardons. L'anguille y est, et en cet estau musse. Là trouverez (si de près regardons) Une grand tare au fond de son aum\isse.

(14) Il y a bien quelques termes médicaux ou scientifiques dans les fanfreluches , mais nous n'en dirons rien, persuadé que Le Duchat a eu raison d'écrire :

« Je tiendrai toujours pour sages ceux qui n'entrepren- Jront pas d'éclaircir ce chapitre. »

GARGANTUA

Quand fut au point de lire le chapitre. On n'y trouva que les cornes d'un veau. Je (disoit il) sens le fond de ma mitre Si froid qu'autour me morfond le cerveau. On l'eschauffa d'un parfum de naveau, Et fut content de soy tenir es astres, Pourveu qu'on fist au limounier nouveau A tant de gens qui sont acariastres.

Leur propos fut du trou de saint Patrice, De Gibraltar, et de mille autres trous ; S'on les pourroit réduire à cicatrice.

Par tel moyen que plus n'eussent la toux : Veu qu'il sembloit impertinent à tous Les voir ainsi a chascun veut baisler.

Si d'adventure ilz estoient à point clous. On les pouroit pour houstages bailler.

En cest arrest le corbeau fut pelé Par Hercules qui venoit deLybie.

Q.uoy? dist Minos, que n'y suis-je appelé? Excepté moy, tout le monde on convie.

Et puis l'on veult que passe mon envie A les fournir d'huytres et de grenoilles; Je donne au diable, en cas que, de ma vie, Preigne à mercy leur ventre de quenoilles.'

Pour les matter survint Q.. B qui clope. Au saufconduit des mistes sansonnetz/ Le tamiseur, cousin du grand Cyclope Les massacra. Chascun mousche son nez ;

En ce gueret peu de bougrins sont nés. Qu'on n'ait berné sus le moulin à tan. Courez y tous et alarme sonnez, Plus y aurez que n'y eustes autan.

Bien peu après l'oiseau de Jupiter

Délibéra pariser pour le pire :

Mais les voyant tant fort se despiter,

Craignit qu'on mist ras, sus bas, mat l'empire,

Et mieulx aima le feu du ciel empire

Au tronc ravir où l'on vend les sorets,

Q.ue l'air serain, contre qui l'on conspire,

Assubjectir es dicts des massorets.

Le tout conclud fut à pointe affilée, Maulgré Até, la cuisse heronnière, Qui là s'asist, voyant Pentasilée Sur ses vieux ans prise pour cressonnière. Chascun crioit : villaine charbonnière.

T'appartient il toy trouver par chemin ? Tu la toUuz la romaine bannière, Qu'on avoit faict au traict du parchemin.

Ne fust Juno, qui, dessous l'arc céleste Avec son duc tendoit à la pipée, On luy eust fait un tour si tresmoleste Que de tous points elle eust été frippée. L'accord fut tel que, d'icelle lippée.

Elle en auroit deux œufs de Proserpinej Et, si jamais elle y estoit grippée, On la lieroit au mont de l'Albespine,

GARGANTUA

Sept mois après, oustez en vingt et deux, Cil qui jadis anihila Carthage Courtoisement se mit au milieu d'eux, Les requérant d'avoir son héritage :

Ou bien qu'on fist justement le partage Selon la loy que l'on tire au rivet, Distribuant un tatin du potage A ses Jacquins qui firent le brevet

Mais l'an viendra, signé d'un arc turquois. De cinq fuseaux et trois culz de marmite, Ouquel le dos d'un roy trop peu courtois Poivré sera sous un habit d'hermite.

O la pitié 1 pour une chastemite Laisserez vous engouffrer tant d'arpens ? Cessez, cessez, ce masque nul n'imite ; Retirez vous au frère des serpens.

C'est au passé, cil qui est régnera Paisiblement avec ses bons amis.

Ny brusq ny smach lors ne dominera :

Tout bon vouloir aura son compromis.

Et le soulaz qui jadis fut promis Es gens du ciel, viendra en son befroy. Lors les haratz qui estoient estommis Triompheront en royal palefroy.

Et durera ce temps de passe passe Jusques à tant que Mars ait les empas. Puis en viendra un qui tous autres passe, Délicieux, plaisant, beau sans compas.

Levez vos cœurs, tendez à ce repas, Tous mes féaux : car tel est trespassé Qui pour tout bien ne retourneroit pas, Tant sera lors clamé le temps passé.

Finalement, celuy qui fut de cire Sera logé au gond du Jacquemart.

Plus ne sera réclamé, sire, sire.

Le brimbaleur qui tient le coquemart ? Heu, qui pourroit saisir son braquemart. Tous seroient netz les tintoinscabus Et pourroit on, h fil de poulemart.

Tout basfouer le maguazin d'abus.

GARGANTUA

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