‹ Rabelais médecin [electronic resource]Chapitre 117 sur 121 · K NATURE DE LA BLENNORRHASIE · texte numérisé non relu

K NATURE DE LA BLENNORRHASIE

t Je crois que la blennorrhagie est une inflammation simple, non spécifique, non virulente, n'entraînant jamais par conséquent d'accident constitutionnel. Je ne fais qu'une exception à cette règle pour les cas de chancres urélraux, concordant avec une urélrite. Dans ce cas, l'infection générale, quand elle a lieu, ne provient pas de l'urétrite, mais du chancre existant avec elle.

I Cette proposition demande des arguments. Je vais en présenter, et défendre mon opinion contre celle iesidentiilet, qui admettent que le chancre et l'urétrite procèdent d'un même virus susceptible de produire des accidents constitutionnels, s

« Duncan et Balfour,puis Tode et Benjamin Bell avaient démontré que jamais le pus d'une urétrite ne produisait un chancre ou des accidents constitutionnels.

ï En 1810, Hernandez, chirurgien des chiourmes de Toulon, était arrivé aux mêmes résultats, et avait i;onsigné l'exposé de ses travaux dans un mémoire couronné par l'Académie de Besançon.

• En 1832, Ricord reprit les expériences de ses devanciers, les varia à l'infini et arriva à ces conclusions :

« La chaude-pisse simple ne s'inocule jamais, »

• Toutes les fois que l'inoculation donne un résultat positif, c'est qu'il existe un chancre dans le canal, s

• MM. Bertin, CuUerier et Gibert, médecins de l'hôpital des vénériens de Paris, ont essayé, à diverses reprises, d'inoculer le virut de la blennorrhagie, et tous les trois assurent n'avoir jamais pu produire aucun symptême.

( La blennorrhagie simple, dit Cullerier, n'infecte pas l'économie, car nous voyons tous les jours des hommes qui en sont affectés rester plusieurs mois dans nos salles, à l'hôpital du Midi, sans présenter

RABELAIS MÉDECJN.

n'est encore refroidie. Et en avez en Franco en divers lieux, selon qu'elle print son cours; et l'on l'appelle les bains chaulds, comme

aucun accidenl conslUulionnel, co qui n'a heu que quand il y a un •chancre urélral. i> Et plus loin :

0 ... Je n'hésite pas à admettre, et cela d'une manière absolue, que la blennorrhagie est une inflammation catarrhale de l'urèlre, bien distincte du chancre. »

« l,a propriété contagieuse du pus de l'urétrite ne lient pas à son essence spécifique (il n'en a point), mais à l'acuité de l'indammalion qui le forme.

« L'uiétrite, presque toujours contagieuse dans sa période aiguB, l'est rarement dans sa périodo clironique. — Pourquoi? — Par la même raison que le pus d'un coryza violent excorie la lèvre supérieure, tandis qu'un rhume de cerveau bénin est sans action sur les parties touchées par l'humeur nasale qu'il produit.

« En d'autres termes, la propriété contagieuse de la sécrétion ne lient pas à l'essence du pus, mais au degré d'inflammation de la partie qui le,fournil.

« Tous les docteurs de l'armée de terre ou de mer savent que, parmi les moyens employés par les matelots et les soldats pour se soustraire à une corvée fatigante ou à un service pénible, on doit ranger la prodjction volontaire de la blennorrhagie. Le soldat s'injecte une forte solution d'eau de savon ou une macération de garou, il se présente à la visite du médecin du corps avec un écoulement, et il obtient un billel d'hépilal avec le diagnostic : Urélrile. Des faits de ce genre s'observent aussi dans les prisons et au bagne. — Où est la cause spécifique de l'écoulement dans ce cas? — Quel sera le résultat d'un traitement anli-syphililique en pareille circonstance ? — Si on ne veut pas admettre que la blennorrhagie est toujours (à part le cas de chancre urétral) une inflammation simple — comme il n'existe aucune différence entre ces urétriles volontaires et celles puisées dans un coït suspect — comme la blennorrhagie, à part la plus ou moins grande intensité inflammatoire, se présente toujours avec les mêmes caractères, il arrivera que le mercure sera prescr dans tous les cas.

<t Or, que voit-on survenir après celte médication? La blennorrhagie ne se guérit pas ou dure un temps indéfini; la vérole, au contraire, est heureusement modifiée par les médicaments hydrargyriques. N'estce donc pas ici l'occasion ie d\re : Naturam morborum osteniit curalio.'n

Le candidat refusé — il a été plus heureux depuis — était le futur auteur de ces notes sur Rabelais.

PANTAGRUEL

A Coderets (282), A Limons (282 A), A Dast (282 B), A Balleruc (282 Cj,

(i82) Coderelz c'est Cauterets, dans le déparlement des Haules- Pyrénées. — Température 48 4 51». — Eaux sulfureuses très renommées autrefois, encore à la mode aujourd'hui. Dans la préface de VHeptaineroti, il en est parlé en ces termes :

t Le premier jour de septembre se trouvèrent aui terrins de Cau- « derés plusieurs personnes, tant de France, Espagne que d'autres s lieux; les uns pour boire de l'eau, les autres pour s'y baigner, e « les autres pour prendre de la fange, qui sont choses si merveil- < leuses que les malades abandonnés des médecins s'en retournent t tous guéris. »

Les maladies chroniques et la carie thoracique sont heureusement traitées à Cauterets,

(282 A) Tous les commentateurs qui nous ont précédé disent Limons c'est Limoux. Leduchat précise. « Les bains, explique-t-il, « sont au pied des montagnes, à dcuxlieues et demie deCarcassonnc »

La vérité nous oblige à déclarer qu'en fait d'eaux spéciales, Limoux ne possède guère que celles de Notre-Dame. Elles consistent en un puits dont le contenu, simple protoxyde d'hydrogène, a, de par la naïve croyance des fidèles, la venu de guérir toutes les maladies.

Il y a bien encore la blanquette de Limoux, mais la chaleur de ce lliquide estimable n'a rien à faire avec la thtrmalité des eaux.

Peut-être est-il permis de croire que Rabelais a mis le nom de Limoux en songeant aux localités voisines, Alet, Reunes, Campagne, Gignoles et Quillan, toutes dotées de sources minérales dont lei températures oscillent entre 27 et 25 degrés centigrades.

(282 B) Dax, dans les Landes, trois sources sulfatées calciques, température de 24 à 40 degrés. Les Romains appelaient ces eaux aquœ augutlat Tarbellicœ. Alibert les recommandait contre les dermatoses. On les utilise, d'après Rotureau, contre les rhumatismes, les névralgies et les névroses.

(282 C) Balaruc, dans l'Hérault, eaux chlorurées sodiques, température 5(J°. On lit dans VHistoire eceléiiastique de Monl/jellier qu'elles avaient été mises en réputation par le prol'e.iseur Rondelet. Un autre professeur, Nicolas Dortoman, les a décrites, en 1379, sous le nom de aquœ Belilucanœ. D'après Durand-Fardel et Le Brel, les eaux de Balaruc s'adressent surtout à la diathèse scrofuleuse.

A Néric (282 D),

A Bourbonnensy (282 E), et ailleurs.

En Italie,

A Appone (282 F),

(282 D) Néris, dans l'Allier. Source alcaline, à SI", connue des Romains sous le nom i'aquœ Nerœ ou Neri. — Ses eaux sont sédatives du système nerveux.

(282 E) Bourhon-Lancy, dans le département de Saéne-et-Loire. Sources salines, assez semblables à celles de Balaruc. Leur température varie entre 43 el 63°. Les Romains appelaient ces thermes aqucK Niiineii. Catherine de Médicis y fut envoyée par Fernel pour guérir de sa stérilité. Richelieu y passa dix jours. La veille de son départ, il éorivit à de Noyers t « On me faict croire que je recevray à l'avenir du soullagement du séjour que j'ay faict aux eaux ; mais pour le présent jo n'envoyé pas grand cffect, quoy que je sois mieux que quand j'y suis arrivé »

Les eaux de Bourbon-Lancy agissent, dit le docteur Rerolle, dans les névroses, lo rhumatisme, certaines maladies de la peau, la syphilis et la scrofule. (Voir le Recueil det trav. du Comité coniult. d'hygiène, 1884, p. 495.)

(282 F) Apporte, aujourd'hui Abano, et chez les Romains aqux Aponi, est une ville de Vénitie oii naquit, dit-on, Tite-Live. Ses eaux ont élé chantées par Claudius :

• A Apone, dit-il. jaillit une source féconde et brûlante ; dans les a cavernes où elle se creuse un passage, elle rencontre le feu qui la ■ repousse ; lo sol exhale d'humidas vapeurs qui se frayent d'étroites ( ouvertures. C'est dans cette humide région des ilammes, dans ces « entrailles embrasées de la terre, sur cette plage sulfureuse que

« règne le brûlant Vulcain L'eau d'Apone calme les maux, fournil

( aux médecins un auxiliaire utile ; c'est une divinité favorable

t Si une humeur malfaisante se répand dans les membres, ou si les « entrailles sont malades par trop de bile, point n'est besoin d'ouvrir ( les veines ni d'absorber des breuvages amers, les eaux d'Apone « réparent sans danger les forces languissantes et donnent au ma- < lade la joie et la santé. » (Idylles.)

Les eaux célébrées par Claudius jouissaient d'une réputation presque comparable k celles de Baies, célébrées par Horace. A la lettre A de son Dictionnaire historique de Médecine, Eloy a écrit :

€ Abano ou Apono (Pierre d'), autrement Apon, célèbre professeur « de médecine & Padoue en 1250. Il était flls d'un notaire appelé ( Coustain, mais il prit le nom d'Abano, du lieu de sa naissance, où ( l'on trouve des bains chauds si célèbres dans l'antiquité, et dont

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A Monsgrot (282 G),

A Santo Petro di Padua (282 H),

A Saincte Hélène (282 I).

A Casanova (282 J),

A Santo Bartholomeo (282 K),

En la comté de Boulogne, à la Porrette (282 L) et mille aultres lieux.

Et m'esbahi grandement d'un tas de fols philosophes et médicins, qui perdent temps à disputer d'ond vient la chaleur (283) de ces dictes eaux, ou si c'est à cause

Théodoric, roi des Golhs, fait la description dans une de ses lettres, s Les eaux d'Abano ont une température voisine de l'ébullition. Elles ont été très bien étudiées dans le numéro de VUnion médicale portant la date du 19 avril 1860.

(282 G) Mons Grot, en italien moderne Monte Grotio, est le nom d'une source voisine d'Apone. Elle fait partie des thermes Euganêens. On y emploie surtout les boues chaudes.

(282 H) Santo Petro di Padua. Ces bains, dit Johanneau, sont dans un faubourg de Padoue. Ils font partie, comme Monte-Grotto, des thermes Euganêens. Leurs eaux répandent une odeur hépatique.

(282 I) Saincte Hélène. Ce sont des bains soufrés de Padoue, connus sous le nom de Sancta Helena Patavina, Le Dictionnaire des eaux minérales de Durand-Fardel, qui les classe avec les eaux d'Abano, les appelle Sant'Elena ou la Battaglia. — Pétrarque vint, dit Constantin James, terminer près de Battaglia, dans le calme et le silence de la retraite, les dernières années d'une vie si pleine d'agitations et de gloire.

(282 J) Casanova. C'est Catal-i^uovo, ville de la Calabre, détruite au siècle dernier par un tremblement de terre. Nysten parle des eaux sulfureuses iodées de Castel-Nuovo.

(282 K) Sancto Bartolomeo, ou San Bartolomeo, fait partie des thermes Euganêens. V. Mons Grot.

(282 L) La Porrette. Bains sulfureux, près de Rainuce,dans le Boulonais.

L'auteur de V Histoire macaronique de Merlin Coccaie, parlant du neuve noir d'âchéron, dit qu'il . fume toujours comme les baings de Porrette'). Les eaux de Porrette purgent franchement et sont très appropriées au traitement des maladies de la peau. Elles dégagent un carbure d'hydrogène inOammable, analogue à celui du rocher voisin de Sasso-Cardo, utilisé pour l'éclairage.

(283) On a longtemps discuté pour savoir quelle était la cause des sources chaudes. Albert lo Grand, dit Pouchet dans son Histoire des sciences naturelles au moyen âge, expliqua le premier rationnellement

du baurach (283 A), ou du soulphre, ou de l'alum, ou du salpêtre qui est dedans la minière : car ils n'y font que ravasser, et mieulx leur vaudroit se aller frotter le cul au panicault, que de perdre ainsi le temps à disputer de ce dont ils ne sçavent l'origine. Car la résolution est aisée, et n'en fault enquester d'advantage, que lesdicts bains sont chaulds parce que ils sont issus par une chaulde-pisse (*) du bon Panlagrucl. Or, pour vous dire comment il guérit de son mal principal, je laisse ici comment, pour une minorativo (284), il print quatre quintaulx de scammonée (281 A) colophoniaque, six vingts et dix-huict charretées de casse, onze mille neuf cents livres de rheubarbc, sans lesaultres barbouillemcnts (28 i B). Il vous fault entendre que par le conseil des médicins fut décrété qu'on osteroit ce que lui faisoit mal à l'estomach, Pour ce l'on feit dix-sept grosses

l'origine des eaux Ihernialos. Il prétendit qu'elles n'élaient que le résultat do courants aqueux souterrains, qui, échauffés par l'action de la chaleur centrale du gl.ibe, venaient enfin s'épancher à la superficie du sol; théorie élaborée ensuite par les savants de la renaissance, avant d'être consacrée définitivement par les travaux dos géologues modernes.

(283 A) ISaurach. C'est le borax, sel formé par la soude et l'acids borique.

(284) Slinorali/ (de ffliHorare, amoindrir), so disait d'une purgation douce ; c'est ce qu'on appelle aujourd'hui un laxatif. La rhubarbe est cathartique. la racine de scammonée est drastique: laxatifs, oalharliques et drastiques sont les trois variétés de purgatifs. Rabelais les prescrit toutes à la fois et n'en fait qu'un minorutif. 11 s'agit d'un géant !

(284 A) La colophane était associée à la scammonée pour le traitement des écoulements chroniques.

(284 B) Par les barhouHlemenis, Rabelais a voulu désigner les substances accessoires, celles dans lesquelles on incorpore les médicaments. Ces substances portent en matière médicale les noms de véhiculet, intermèdes, menstrues ou excipients. L'abbé de Marsy n'a pas compris ce terme quand II a écrit :

d C'est un médecin, c'est le docte et judicieux Rabelais qui parle et (( qui traite de barbouillemcntt tous ces remèdes inutiles et dangereux « dont ses confrères assomment les malades.» L'abbé etit mieux fait de lire son Bréviaire.

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pommes de cuivre, plus grosses que celle qui est à Rome à l'aiguille de Virgile, en telle façon qu'on les ouvroit par le milieu et fermoit à vm ressort. En l'une entra un de ses gents portant une lanterne et un flambeau allumé. Et ainsi l'avala (285) Pantagruel comme une petite pilule. En cinq aultres enlrarent trois paysans, chascun ayant une paesle à son col. En sept aultres entrarent sept porteurs de coustrets , chascun ayant une corbeille à son col. Et ainsi feurent avalés comme pilules. Quand furent en l'estomach, chascun déffict son ressort, et sortirent de leurs cabanes, et premier cellui qui portoit la lanterne, et ainsi cheurent plus de demie lieue en un goulphre horrible, puant, et infect plus que Mephitis, ni la palus Camarine, ni le punais lac de Sorbonne (285 A), duquel escript Strabo. Et n'eust esté qu'ils estoient très-bien antidotés (285 B) le cœur, l'estomach, et le pot au vin (lequel on nomme

(28b) Celle hisloire des pommes do cuivre, charmante au point de vue médical, n'a pas dû être sans influence sur l'adoption d'une forme de médicament des plus agréables, la capsulisalion. Les capsules sont de petits tubes ou bouteilles dans lesquels on enferme les substances de goût désagréable, comme le copahu, la térébenthine, etc. Ces sortes de boules sont faites de gélatine ou de toute autre substance soluble dans les sucs digestifs. On les avale comme des pilules, et elles ne s'ouvrent que quand elles sont dansl'estomac.

L'ingénieuse notion des pilules habitées n'est pas du goût de Ph. Le Bas, qui écrit dans son Dictionnaire encyclopédique :

« Rabelais se moque des médecins, quand il promène dans l'estomac^ de Gargantua des valets que le géant a avalés avec des pilules. »

N'en déplaise au membre de l'Institut, Rabelais n'a nullement songé, en cette affaire, à faire rire ses confrères en Esculape. Il a exprimé, au contraire, une idée médicale fort ingénieuse, mise, pour ainsi dire, en pratique de nos jours.

Paquier est aussi peu dans le vrai que Le Bas, lorsque dans l'invention des boules de cuivre il voit « que les médecins n'agissent qu'à tâtons dans les maladies où l'estomac est dévoyé. »

Voir ainsi, c'est avoir la vue courte.

^ll^-'u V " '^^ """'^ """P "^''"'^ ■^odome et Sorbonne.

(28o B) V. note 7S. • Il est nuisible d'arriver à jeûn dans un chatilier insalubre. . (Arn»dld, Elém. d'hygiène.)

la caboche), ils fussent suffoqués et esteincts de ces vapeurs abominables. 0 quel parfum! 0 quel vaporement pour embrener tourets do nez à jeunes galoises! Après, en tastonnant et fleuretant, ajiprocharent de la matière fécale et des humeurs corrompues. Finalement trouvarent une mont-joie d'ordure, lors les pionniers frapparent sus pour la desrocher, et les aultres avecqucs leurs paeslcs en emplirent les corbeilles, et quand tout fut bien nectoyé (285 C), chascun se retira en sa pomme.

Ce faict, Pantagruel se parforce (285 D) de rendre sa gorge, et facilement les mist dehors, et ne montoient en sa gorge en plus qu'un ped en la vostre, et là sortirent hors de leurs pilules joyeusement. Il me soubvenoit quand les Grégeois sortirent du cheval en Troie. Et par se moyen fut guéri, et réduict à sa première convalescence. Et de ces pilules d'airain en avez une à Orléans sur le clocher de l'ecclise de Saincte Croix.

(285 C) Depuis que le lavage de l'estomac est devenu une méthode curative fréquemment usitée, Il est permis de se demander si le docleur Faucher, qui l'a inventée, n'en avait pas trouvé l'idée dans ce chapitre de Rabelais. Le lavage de l'estomac du docteur Faucher se pratique au moyen d'un luhe de caoutchouc de 1 mètre 50, avalé par le malade. Les détails et le mécanisme de l'opération sont décrits dans VHygiène pour lous, année 18S1, p. 139.

(285 D) Kabelais ne donne pas le moindre vomitif à Pantagruel pour lui faire rendre ses pilules. 11 se contente de lui dire : Parforcet vaut, parce qu'il sait que des efforts suffisent, dans certains, cas pour amener le vomissement. L'ominent physiologiste que la France vient de perdre, Claude Bernard, a souvent montré celle possibilité. Ce savant s'était habitué à rendre par la bouche les aliments dont il voulait étudier les transformations sous l'influence du suc gastrique, et, à quelque instant que ce iin, son estomac obéissait ù la volonté de l'illustre expérimentateur.

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