RA.BELA.IS MÉDECIN
hardis à la rencontre. Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l'os et sugcer la substantifique moelle, c'est-à-dire ce que j'entends par ces symboles pythagoriques, avec espoir certain d'estre faits escors et preux à ladite lecture; car en icelle bien austre goust trouverez et doctrine plus absconse, laquelle vous révélera de très-hauts sacrements et mystères horrifiques, tant en ce qui concerne nostre religion que aussi Testât politicq et vie œconomicque.
Croyez-vous en vostre foy qu'onques Homère, écrivant Iliade et Odyssée, pensast es allégories, lesquelles de luy ont beluté Plutarche, Héraclides Ponticq, Eustatie, Phornute et ce que d'iceux Politian a desrobé ? Si le croyez, vous n'approchez ne de pieds ny de mains à
Rabelais : « La nature a déposé dans certains os une provision d'aliments propres à leur nutrition... La moelle est l'aliment propre des os... Ce que le sang est pour les chairs, la moelle l'est pour les os... »
On trouve dans le Formulaire de Bouchardat, loeédit., sous le titre de « PhosphoJeiiie » la composition d'une poudre corroborante ou fortifiante, préparée avec la moelle allongée du bœuf.
Celse conseillait aux phthisiques de manger de la cervelle.
L'école de Salerne, au chapitre des Aliments, dit : c Nutrit cerebella, medulla ». En un autre chapitre elle vante les bonnes qualités des cerveaux de poules.
Dans le livre des doctrines d'Avicenne, publié par Gérard de Crémone en 1608, on lit: « Cerebella sahihria sunt in haiistu venenorum, et morsihus animalium, quum comeduntur. »