‹ Races, nationalités, étatsChapitre 2 sur 10 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La doctrine des races, qui mène tout naturellement à l'affirmation du droit des races supérieures et apparaît alors comme étroitement liée à la théorie allemande de la Kultiir, est souvent présentée aujourd'hui comme une théorie allemande. Ce n'est pas absolument exact, du moins quant à son origine, car en dehors des rêveries et des enfantillages d'un Fichte, la première tentative d'exposition scientifique en est due à un Français, le comte de Gobineau, complété un demi-siècle plus tard par un autre Français, Vacher de Lapouge. Mais, alors que ce caractère scientifique lui était dénié dans presque tous les pays, elle est devenue en quelque sorte la théorie nationale allemande, parce que c'est en elle, à défaut d'autre plus sûre, que les éducateurs et les chefs du peuple allemand ont cru trouver la base scientifique cherchée du pangermanisme.

Dans ses grandes lignes, la doctrine des races est

bien connue (1) ; il est donc possible de l'exposer assez rapidement, et j'insisterai surtout sur la critique d'une théorie qui se prétend scientifique et que la réalité montre n'être qu'un simple prétexte destiné, avec l'appui de quelques autres aussi peu scientifiques que lui, à étayer les prétentions allemandes à la domination universelle.

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