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CHAPITRE III

Ott l'çn êmatt nu «onp d'oeil à la NonveUe Amènes.

S*)l est permis d'employer, ^uand on veut, le revofver aux EiatS'Vnis, en revanche, à Boston^ il est défendu de fumer et de cracher dans les rues. Jamais vous ne verrez un Bostonnien ou un Bostonnois^ comme on voudra, se livrer à ce genre d'exercice, dans les streets de sa capitale.

Par exemple, un Français ne se permettrait pas de sortir sans avoir un cigare à la bouche, et je dois rendre ici justice aux polkemen^ c'est que, lorsqu'ils voient que ceux qui désobéissent à la loi sont des étrangers, ils ont le bon goût de ne pas leur dire un mot et de leur laisser continuer leur havane, en toute licence.

Ces policemen sont du reste d'une politesse et d'une obligeance rares.

Non contents de vous indiquer la rue que vous cherchez, ils se donnent parfois la peine de vous conduire eux-mêmes ; quand une trop longue file de voitures vous empêche de traverser, ils lèvent leur bâton, et les voitures s'arrêtent pour vous laisser passer.

Il sersât à souhaiter que, dans tous les pays du monde, la police fût aussi régence que cela !

En somKoe, la capiftale du Manachuêêetê ne manque ni de cachet ni de beaux souvenirs*

€'est de là que sont partis les miliciens qui ont livré te premier combat aux Anglais pour la cause de la liberté.

C^est là qu'est né Franklin (on peut même voir la place où s^élevait jadis la petite boutique où, tout enfimt, il fabriqua... des chandelles).

C'est sur les hauteurs qui dominent la ville que s'est donnée la fameuse bataille de Bunker-HUL

C'est là, enfin, qu'a été publié, en 4764, le premier Journal qui ait paru dans les colonies. (Soixante-dix ans plus tard, en 4834, il y avait, dans celte même ville, cent huit journaux!) {^nnual almanach for 4833.)

Il y a, en outre, d'assez beaux monuments à Boston ; puis un port magnifique. Ce port n'a qu'un défaut, c'est d'être entièrement pavé avec des morues sèches, ce qui n'est pas d'une odeur tout à fait séduisante.

Pendant que nous nous extasions sur la trop grande quan- . tité de ces poissons décédés, trois individus qui se trouvent là, se mettent à nous donner quelques détails qu^ nous ne leur demandions pas, sur le commerce de la morue.

Ces braves gens, qu'à leur accent nous prenions pour des enfants de la Basse-Normandie, finissent par nous dire que le pays qui leur a donné le jour, c'est tout simplement le Canada, où, malgré la domination anglaise, on persiste à parler français comme devant, c'est-à-dire avec le vrai patois bas-normand.

. Pourquoi ce patois plutôt qu'un autre? dira-t-on.

Ceci est un des nombreux mystères de ce mystérieux pays.

On dit que c*est parce qu'il y a beaucoup de pommes dans le Canada, et que ce fruit à pépins fait également Forgueil de la Normandie ; mais on ne Taffirme pas. Ce qu'il y a de certain, c'est que les Canadiens parlent bas-normand I Mlais! marchait/

Non loin du port, aux vitres d'un libraire quelconque, je lis avec un certain intérêt le programme suivant (Pourquoi se trouvait-il là? — Je Fignore) :

BOLLIDAY STREET TBEATRE (Baltimore).

To commence with the great Play, translated from tho french of ALEXANDRE DUMAS, expressly for MISS INCE, entitled

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