‹ Racine (volume 2)Chapitre 18 sur 82 · Art poétique, chant ni · texte numérisé non relu

Art poétique, chant ni

sens Ml revint plus tard sur ce sujet, dans un passage

de son Dialogue des Héros de roman^ dont la scène

est aux Enfers et où il fait parler Pluton en ces

termes :

c J'ai bien de la peine à mMmaginer que les Cyrus et les Alexandre soient devenus tout à coup, comme on veut me le faire entendre, des Tircis et des Céladon. »

Cependant cette phrase pouvait ne pas s'appliquer directement à la pièce de Racine ; mais on eut la malice d'y coudre toute une critique diAleocandre, Cette interpolation était une double méchanceté, que l'on faisait et à Racine et à son ami. Elle fut attribuée au âls de madame de Sévigné. La critique, d'aillem*S; n'est pas sans justesse :

Pluton.

Mais qui est ce jeune étourdi qui s'avance d'un air moitié sérieux et moite badin ? Le voilà bien échauffé l

DlOGÈNE.

Je crois que c'est Alexandre. Qu'il est changé I J'ai peine à le reconnaître I Sa physionomie n'est ni grecque ni barbare...

1. Telle est du moins, à mon sens, l'interprétation vraisemblable. On pourrait toutefois objecter qii9| dans certains passages de la pièce, par exemple dans la dernière tirade d'Alexandre: <c Hé bien! c'est donc au Roi »...., il parait en effet plus glorieux que tendre, eu égard à la mode de ce temps-là. C'est pourquoi d'autres personnes pensent que Boileau, dans ce passage de la Satire, parlait sérieusement.

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