Seconde préface d^Andromaque
Un faux Astyanax fat otfert au supplice
Où le seul fils d'Hector devait être conduit *.
Un petit roturier quelconque tué à la place du jeune prince, il n y avait pas là de quoi choquer un public monarchique, et la reine n'en paraissait pas moins boune mère. Oreste, plus explicitement, avait dit dans la première scène :
J'apprends que, pour ravir son enfance au supplice, Andromaque trompa l'ingénieux Ulysse, Tandis qu'un autre enfant, arraché de ses bras, Sous le nom de son fils fut conduit au trépas'.
Cet autre enfant, comme le remarque Stendhal, avait cependant une mère aussi ; mais c'était sans doute une femme du peuple, et elle devait se trouver trop honorée de sacrifier son fils pour sauver son jeune maître '.
C'est donc cette seconde légende, d'Astyanax sauvé, que Racine a adoptée, et voici comment il en a tiré parti. Pyrrhus, épris d' Andromaque sa captive,