‹ Racine (volume 2)Chapitre 3 sur 82 · Histoire littéraire de la France · texte numérisé non relu

Histoire littéraire de la France

vîf pour la peinture de M. Ingres. On conçoit que tel maître littéraire goûte fort peu le génie de tel autre , et réciproquement. Un instinct, plus fort que tout, les emporte Fun et l'autre en sens contraires. Leur puissance est à ce prix: c'est la rançon de leur génie. Mais le commun des martyrs n'a pas cotte excuse. Qu'est-ce qiii nous empêche, nous autres, à moins que nous n'ayons la vue courte et le goût incomplet ou faussé, d'admirer, pour des raisons différentes, Ingres et Delacroix, Racine et Shakspeare tour à tour ?

Il faut juger les œuvres littéraires et toutes les œuvre d'art non d'une manière absolue, mais d'une manière historique; il ne faut point les séparer du milieu qui les a produites. « Pour ne pas être injustes envers les chefs-d'œuvre de nos pères, ne les séparons pas, quand nous les jugeons, de la société choisie dont ils furent les plus nobles décorations : admirons-les sans les déplacer, comme des fresques à la voûte d'un palais ou d'un temple*. » •

Rappelez, je vous prie, dans votre mémoire la définition donnée par Stendhal du romantisme (ou, comme il dit, du romanticisme) et du classicisme : a Le romanticisme, dit-il, est Tart de présenter aux différents peuples les œuvres littéraires qui, dans l'état actuel de leurs habitudes et de leurs croyances, sont susceptibles de leur donner le plus de plaisir

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