‹ Racine (volume 2)Chapitre 33 sur 82 · V Ancien Régime et la Révolution · texte numérisé non relu

V Ancien Régime et la Révolution

lit LB ROMANTISME DES CLASSIQUES

d'abord d'une obole, puis de deux, eafin de trois, à l'époque de Cléon, chef populaire. Selon Aristophane, adversaire de Cléon, les citoyens paresseux comptaient là-dessus pour vivre. L'obole valait douze centimes de notre monnaie, le triobole faisait donc trente-six centimes : ce n'est guère; mais une valeur de trente-six centimes en ce temps-là représentait bien au moins trois ou quatre francs de nos jours. Aristophane, en toute occasion, s'attaque à cette indemnité du triobole qui, suivant lui, fait de tous les Athéniens des flâneurs* Les Guêpes, ce sont les Athéniens, armés de leur aiguillon de juge, pour percer qui bon leur semble» décidant sans appel. Un petit caillou, blanc ou noir, mis dans une urne, blanc pour acquitter, noir pour condamner, sans discussion, sans délibération, voilà le jugement rendu; pas de ministère public; pas d'avocat, chacune des deux parties plaide elle-même sa cause : une clepsydre, ou horloge d'eau, mesure rigoureusement le temps de chaque plaidoirie, et coupe court aux longueurs.

Telle est l'intention principale de cette comédie. Hais d'autre part l'habile poète, pour amadouer son public, désigne aussi, par ces terribles aiguillons, l'esprit belliqueux des Athéniens et leur amour de la patrie. Les Guêpes composant le chœur de là pièce apparaissent dans la partie lyrique sous cet autre aspect, qui les relève.

Le principal personnage de la paitie comique est

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