Acte III, scène Yiii
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de Boursault, « il semble que l'auteur se soit lassé de travailler, » ^ et où la pièce languisse ?
lunie se jette entre les deux rivaux, et Néron se contente pour le moment de donner ordre que Ton garde Britannicus prisonnier dans l'appartement d'Octavia, sa sœur. Mais on sent bien que, dès cet instant, celui qui a dérobé à Britannicus le trône, et qui a vainement essayé de lui prendre Junie, jure la perte de son heureux rival.
Toutefois, comme il est naturellement faux, il ne se refusera pas à une réconciliation avec lui, proposée par Agrippine dans la grande entrevue d'éclaircissement enfin obtenue par elle. Cette entrevue que la mère cherchait dès la première scène de la pièce et qui n'arrive qu'au quatrième acle parce que Néron se dérobait toujours, est la scène capitale comme tableau d'histoire: Racine y a condensé, sous forme dramatique, toute la sub-
1. Relation de la première représentation de Brt/anntcu^, au commencement du petit roman d^ Boursault intitulé : Artémise et Poliante. « hè premier acte, dit-il, promet quelque chose de fort beau, et le second même ne le dément pas ; mais au troisième il semble que l'auteur se soit lassé de travailler ; et le quatrième, qui contient une partie de Thistoire romaine, et qui, par conséquent, n'apprend rien qu'on ne puisse voir dans Florus et dans Coëffeteau, ne laisserait pas de faire oublier qu'on s'est ennuyé au précédent, si, dans le cinquième, la façon dont Britannicus est empoisonné, et celle dont Junie se rend Vestale, ne faisaient pitié. Au reste, si la pièce n^a pas eu tout le succès qu'on s'en était promis, ce n'est pas ^uie que chaque acteur n'ait triomphé dans son personnage.... >
stance de Tacite, en un style plein de force et de beauté.
Représentez-vous bien la situation. Après une première entrevue courte et évasive, qui s'est passée hors de la scène, TEmpereur a fait retenir sa mère au palais, de gré ou de force : il Ta, pour dire le mot, fait mettre aux arrêts, comme Britannicus ; cela est indiqué après la grande scène de tout à l'heure entre les deux rivaux, à la fin du troisième acte; Néron dit à Burrhus ;
Qu'on sache si ma mère est encore en ces lieux, Burrhus : dans ce palais, je yeux qu'on la retienne. Et qu'au lieu de sa garde on Inl donne la mienne.