‹ Racine (volume 2)Chapitre 6 sur 82 · Nouveaux Lundis ^ t. TIT, p · texte numérisé non relu

Nouveaux Lundis ^ t. TIT, p

32 tE BOMARTISME DES CLASSIQUES

la Porte Saint-Denis, où il est représenté en Hercule avec une massue, et revêtu, pour tout costume, d'une perruque bouffante de mille écus.

Dev(»s-nous, après cela, nous étonner si les acteurs des tragédies du dix-septième siècle étaient coiffés de même? Songez que ces pièces étaient jouées non pas comme à présent avec des costumes historiques plus ou moins exacts, mais avec les habits du temps, très peu modifiés. Richelieu envoya au comédien Bellerose un habit de sa garderobe pour jouer le rôle du Cid. Non seulement les tragi-comédies comme le Cid, mais les tragédies comme Cinna, à leur apparition, furent jouées en costume de Cour contemporain*. Le costume des hommes était celui-ci : les grands cheveux bouclés, la fraise plate, le just au corps à petites basques, le haut-de-chausses à bouts de dentelles, la longue épée retombant obliquement sur les reins. Celui des femmes était : le corsage court et rond, le sein à demi découvert, comme dans les portraits d'Anne d'Autriche, la grande jupe à queue, l'étoffe robuste et ample retombant de tous côtés en larges plis.

Est-ce que dentelles modes ne nous expliquent pas le genre hybride de ces tragédies, la transformation moderne des caractères antiques qui, eux aussi, semblent mis à la française? — sans compter divers incidents ou accidents scéniques, résultant

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