Voir Emile Lamé, le Costume au théâtre, 1S
de ces coslumes. Un jour, dans Horace^ Camille poursuivie par son frère furieux, et s'enfuyant vers la coulisse, car la scène ne devait pas être ensanglantée même fictivement, se prend les pieds dans sa robe à queue et fait un faux pas; Horace, en galant chevalier, ôte son chapeau à plumes, met son gantS et lui présente la main pour la relever, comme fait Dorante à Clarice au premier acte du Menteur ; puis il recule de quelques pas, reprend sa fureur, et elle sa fuite : ils disparaissent, et un cri avertit le spectateur que le meurtre s'accomplit. Une autre fois, Oreste, dans ses transports en interpellant les Furies, s'agite si violemment que sa perruque se détache et va tomber : heureusement le fidèle Pylade, dont l'amitié veille toujours, la rattrape d'un geste adroit et la raflTermit.
Dans Cinnay « on voyait, dit Voltaire, arriver l'empereur Auguste avec la démarche d'un Matamore, coiffé d'une perruque carrée qui descendait par devant jusqu'à la ceinture; cette perruque était farcie de feuilles de laurier et surmontée d'un large chapeau avec deux rangs de plumes rouges.,. Auguste se plaçait sur un énorme fauteuil à deux