Voir notamment acte TU, scène iv
BAJÀZET 287
Roxane, transportée do jalousie conime Othello, éclate en fureurs comme lui :
Avec quelle insolence et quelle cruauté
Ils se jouaient tous deux de ma crédulité !
Quel penchant, quel plaisir je sentais à les croire !..
Tu ne remportais pas une grande victoire,
Perfide, en abusant ce cœur préoccupé,
Qui lui-même craignait de se voir détrompé.
Je saurai le surprendre avec son Atalide ;
Et, d'un même poignard les unissant tous deux,
Les percer l'un et l'autre, et moi-même près d'eux.
Un dernier trait achève de peindre le caractère de Roxane et la brutalité de son amour. Quoique Bajazet ne l'aime pas et qu'elle en ait la preuve, elle consent cependant encore à lui pardonner; mais à quel prix?
Laissons ces vains discours; et, sans m'importuner, Pour la dernière fois, veux-tu vivre et régner ? J*ai Tordre d'Amurat, et je puis t'y soustraire. Mais tu n'as qu'un moment, parle.
Que faut-il faire?