‹ Racine (volume 2)Chapitre 8 sur 82 · I.Dans une Civilitéyde 1695, se lisent les lignes suivantes · texte numérisé non relu

I.Dans une Civilitéyde 1695, se lisent les lignes suivantes

< Si on est obligé de mener une dame, à l'église ou ailleurs, il faut la conduire en la soutenant de la main droite, et aroir le gand à la main. C'est une règle générale, qu'il faut toujours avoir le gand, quand on donne la main à une dame, là ou ailleurs. »

gradins; et Maxime et Ginoa étaient sur deux petits tabourets. » La première édition du Poiyeucte de Corneille, publiée le 20 octobre 1643, est ornée d'un frontispice gravé où Ton voit Poiyeucte vêtu d'un pourpoint espagnol, d'un haut-de~chausses avec des crevés, et coiffé d'une toque à plumes. Il brise tes idoles à coups de marteau. « L'acteur, dit Voltaire, ôtait ses gants et son chapeau pour faire la prière à Dieu. »

Voilà pour l'époque de Louis XIII et de Corneille. Avec Louis XIV, la mode change, et le costume tragique la suit : le baut-de-chausses à dentelles s'élargit, jusqu'à devenir un jupon. On combine avec cet ajustement moderne le costume militaire d'apparat des empereurs romains d'après quelques statues antiques : cuirasse légère, avec ornements repousses^ de dessous laquelle passe une double tunique, qui forme une petite jupe, et qui est recouverte d'une sorte de tonnelet rond et court; au bas de ce tonnelet pendent des lanières de cuir, terminées par de larges médailles. Les cnémides antiques sont remplacées par des brodequins, ou espèces de guêtres de soie, brodés, qui s'adaptent sur des souliers à talons. Ajoutez à cet uniforme un petit glaive, dont le baudrier passe sous la cuirasse. Pour couronner tout cela, le casque, la perruque, sans oublier la cravate à nœud de satin. Souvent le casque est remplacé par un chapeau de Cour, plus facile à manier. Voilà .de quoi se compose

l'habit à la romaine du xvii® siècle*. Achille, dans Iphigénie^ avait un petit chapeau surmonté d'une aigrette blanche^ des gants et des bas blancs. Dans Athaliej Joad, en sa qualité de grand-prêtre, portait un haut chapeau pointu, qui ressemblait bien plus à ceux des médecins de Molière qu'à la tiare. — Quant aux femmes, elles se contentaient de hausser leurs talons, d'exagérer l'ampleur de l'habit de Cour à grande traîne^ et a d'ajuster sur leurs tètes des voiles, d'immeuses panaches et des coù^ ronnes *».

On conçoit plus aisément que des personnages ainsi habillés s'appellent entre eux Seigneur et Ma-dame et observent exactement toutes les règles de

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