Acte IV, scène ii, vers
328 LE aOMANTISMB DES CLASSIQUES
tre, sa finesse, sa dissimulation, ses ruses, ses mensonges, sa cruauté facile et froide, ses amours despotiques, sa jalousie impitoyable; tous ces aspects multiples et alternés de grandeur et de petitesse, ne sont-ils pas pour justifier le mot d'Eugène Delacroix, que Racine est « le romantique du XVII* siècle »? 11 J*est, soit comme peintre d'histoire, par la vérité neuve, le relief plein d'esprit ; soit comme poète de drame, par la complexion tragi-comique, quand le développement des caractères l'exige.
Mais la variété la plus hardie, serrée dans le cadre (parfois nuisible, parfois salutaire) du système théâtral de ce temps-là , ne cesse jamais, — telle est la loi, — de se subordonner à l'unité et à la beauté .