‹ Racine et ShakspeareChapitre 13 sur 72 · XXVI : PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI : PRÉFACE

Beuve ne fut-il que juste en écrivant trente | années plus lard :« Quoi qu’il en soit, l'hon- | neur d’avoir délruil quelques-unes des prévenlions el des roulines qui s’opposaient | en 1820 à loule innovalion, même modérée, revient en parlie à Beyle. » | Les revendications de Slendhal élatent modesles, elles se bornaient, ou presque, à | trois principales : il demandait au théâtre de n’'user que de la prose, de trailer des sujels | nalionaux, de renoncer à la règle des unités. : La première lui lenail à cœur depuis longlemps déjà, depuis sans doule qu’il s’élail découvert inhabile, après tant d’essais infruclueux, à bien manier le vers français. Les | deux autres, il les rapporlail d’Ilalie dans ses bagages. Nul n’élail mieux placé que lui | pour les populariser ; nous avons vu comment il s’y prit. Dans un de ces comples rendus bibliographiques qu’il donnait régu- ! lièrement aux revues anglaises, il lui arriva, | à propos de sa première plaquelle, de parler ainsi de lui-même : « Quoiqu'il ne présente | ses idées que sous la forme modeste d’une | brochure, son pamphlet n’est pas la pro- | duction la moins remarquable provoquée , par cette querelle prolixe.. Le défaut | dominant de cet auteur, c est qu'il a l'air de ne jamais douter de ses raisonnements, il saute avec une rapidité inconcevable des prémisses à la conclusion. Le plus souvent,

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