XXVIII PRÉFACE
Il n’esl pas moins logique envers'ses propres goûts quand il affirme que Racine en 1823 écrirait loul autrement qu'il ne faisail en 1670. N’avait-il pas eu pourlant la prélention amusanle, quand il s'adonnail autrefois à ciseler sa comédie : Letellier, de se faire un vocabulaire contemporain de Racine el de Corneille ? Il ne persévéra pas, il est vrai, dans celle erreur de jeunesse. Il la comballra même äprement dans Racine eb Shakspeare dirigeant ses coups les plus rudes sur celle espèce d’amaleur infalué qu’il élait lui-même en 1604.
Il ne faul cependant pas imaginer qu’il admire Shakspeare comme une brule. En dépit de sa lendresse pour lui, il ne veut pas qu ’on l’imile, el il ne crainl pas même d'écrire : « L’ espril français repoussera surloul le galimalias allemand que beaucoup de gens appellent romantique aujourd'hui. »
Découvrant sous sa plume plus d’une déclaration de celle sorle, cerlains criliques, on le comprend, se sont crus aulorisés à prélendre que Slendhal n’élail point romanlique. Pour excessif qu’il soil ce jugement paraîtra cependant assez fondé à ceux qui assimilent «un peu sommairement romanlisme el maladie, surloul si l’on songe combien l’auteur de La Chartreuse élait encore ndemne de celle sensibililé larmoyante que nous voyons poindre déjà dans loule une
RON A, te, 2, — +,