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Slendhal élail à Milan quand en 1816 il
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découvrit l’'Edinburgh-Review qui devint dès lors sa lecture favorite. Il y retrouvail ses propres aspiralions el y puisait abondamment de quoi alimenter ses propos el ses livres. À la même époque il rencontraitl en Ilalie un courant d'idées qui cadraient exaclement aux siennes propres. Il ne pouvait au surplus lui déplaire que le grand mouvement qui entraînait alors loule la jeunesse de la péninsule fût aulant politique que lilléraire. Il se sentait poussé vers le clan des novaleurs tant par ses sympathies libérales que par ses revendications arlisliques.
Les principaux promoteurs du romanlicisme ilalien élaient Monti, Cesarolli, Silvio Pellico, Ermès Visconti, Foscolo, G. Berchel, Leopardi et surlout Manzoni dont la thèse essentielle fut exposée dans la préface du Comte de Carmagnola ef dans les Lettres de M. Chauvet sur les unités. Slendhal, dans la loge de Louis de Brème, où il ful présenté à Byron, approcha quelques-uns de ces hommes. IL lisait leurs écrits el dès son apparition se montrait particulièrement enthousiaste de leur journal Le Conciliatore. Il y renvoyait dans sa conversalion el sa correspondance, el si nous ne sommes point assurés qu’il combatitit dans les rangs des romanlicisles ilaliens ni qu’il participa à leurs campagnes, du moins le voyons-nous
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à la Crusca, el qu’elle se raltachait direclement suivant lui à la querelle du romantisme. Il ne craignit pas, à son ordinaire, de simplifier hardiment le problème : « Les Florentins parlisans des vieux mots, disail-il, sont les classiques ; les Lombards tiennent pour le romantismet, »
Dès la fin de février 1818, avant même que d’avoir achevé sa réponse à M. Londonio, Slendhal dans le feu de l'improvisalion écrivil en quelques jours un pelil ouvrage qu'il inlilula : Des périls de la langue italienne ou Mémoire à un ami incertain dans ses idées sur la langue.
L'ouvrage élait terminé le 15 mars. On lrouve à la Bibliothèque de Grenoble les pages du brouillon, el M. Edouard Champion en possède une copie presque entière corrigée de la main même de Slendhal. Avec l'amicale aulorisalion de son possesseur, j'ai pu, après M. Pierre Martino, uliliser les précieuses variantes de celle copie en reproduisant en appendice le mémoire sur la langue ilalienne.
Des mouvements lels que ceux qui poussent si violemment Silendhal à se porler en loule occasion au vif des querelles lilléraires, jellent un jour singulier sur sa vérilable
1 Voir Rome, Naples et Florence, édition du Divan, T. I, p. 49,