‹ Racine et ShakspeareChapitre 30 sur 72 · Andrieux, N, D. L. E · texte numérisé non relu

Andrieux, N, D. L. E

les Romantiques. Je crois inutile de parler du succès d’un tel morceau en un tel lieu.

Lorsque les pères conscrits de la littérature se furent un peu remis du rire inextinguible qu'avaient fait naître en ces grandes âmes les injures lancées à des rivaux absents, ils reprirent avec gravité le cours de leurs opérations officielles. Ils commencèrent par se déclarer compétents à l’unanimité pour juger les Romantiques; après quoi, trois des membres les plus violents furent chargés de préparer la définition du mot Romantisme.

On espère que cet article sera travaillé avec un som particulier; car, par un hasard qui n’a rien d'étonnant, ce morceau de douze lignes sera le premier ouvrage de ces trois hommes de lettres.

Cette séance si mémorable, pendant laquelle on a dit quelque chose d’intéressant, allait se terminer, lorsqu'un des quarante se lève et dit : « Toute l’absurdité des pygmées liltéraires, barbares fauteurs du sauvage Shakspeare, poëte ridicule dont la muse vagabonde transporte dans tous les temps et dans tous les lieux les idées, les mœurs ! et le langage des bourgeois de Londres, vient, messieurs, d’être exposée avec une éloquence égale

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