Pag. XXXIII
2. Monti, pag. XLII. E qualunque Toscano si fiderà alla sola favella pigliata dalla nutrice scriverà eternamente male malissimo, Pag, XXXIX,.
del momento (lide, marée) a scrivere chiarissimamente sopra soggeili che in allora formavano la felicità o linfelicilà della loro vita est l'unique chose qui nous a empêchés d'inventer avant les Français la tournure la plus directe qu'on appelle mal à propos tournure française et que j’appellerai toujours la tournure naturelle.
Les gens passionnés étant chassés de l'empire de la littérature par les entraves ou par l’ennui, les pédants se sont trouvés les seuls dispensateurs de la gloire. Les jeunes pédants entrant dans la carrière ont voulu plaire aux pédants déjà vieux. Par conséquent, on a toujours imité les tournures de Cicéron ou de Boccace au lieu de porter dans les livres les fournures éminemment naturelles qui dans le courant de la conversation nous viennent fournies par l’émotion du moment. Jamais pour les tournures, le style imprimé ne peut trop ressembler au style de la conversation des gens bien nés. Remarquez que de 1550 à 1780, toutes les places dans les collèges ou dans les bibliothèques se sont trouvées dans chaque capitale à la disposition des pédants les plus vieux et qui, comme tels, s'étaient gagné la faveur du gouvernement.
C'est uniquement la sotte imitation de Cicéron et de son imitateur Boccace qui nous a empêchés, nous la nation la plus anciennement civilisée d'Europe, d’inventer la tournure de phrase naturelle. Voyez notre grand Lagrange, ce grand Italien inventeur d’un nouveau style en analyse; comme,
dans l'examen de ses ouvrages les causes générales de leur perfection et le moyen de procéder encore avec plus de justesse et de sûreté. Et certes de tous les travaux, ce ne sont pas là ceux qui exigent le moins de force de tête, ni ceux qui doivent produire les moins grands résultats.
Du temps de Dumarsais, le plus moderne des grammairiens que cite l’illustre auteur que nous osons combattre, la grande révolution de la grammaire n’était pas encore commencée. Le célèbre d'Alembert lui-même ne s’en doutait pas lorsqu'il dit dans l’éloge de Dumarsais (Encyclopédie de Paris, vol. 7) el en parlant de sa logique : « Ce trailé conlient sur la métaphysique tout ce qu'il es permis de savoir, c'est-à-dire que l'ouvrage est très court... el peut-être pourrait-on l’abréger encore. »
Si un homme tel que d’Alembert na pas vu nettement en 1760 ce que c'était que la grammaire, que dirons-nous de nos pauvres pédants frecentisti ?
Est-ce à eux qu'il faut s'adresser pour avoir enfin un vocabulaire italien qui ne soil pas un ouvrage de parti mais de raison ? EL une grammaire qui nous apprenne exactement quelles sont en Italie les tournures usilées pour exprimer chacun de nos sentiments. ?
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GIORNATA …
À qui faut-il donc s'adresser ? Aux jeunes sens pleins de génie qui remplissent les universilés de Pavie et de Padoue, à ces jeunes militaires que la paix rend aux soins de la vie civile, à ces employés qui, ayant abandonné les affaires, porteront dans la littérature les habiludes de raison qu'ils ont contractées en agissant sur des hommes et avec des hommes. Un bon dictionnaire est une affaire de raison et de discussion et non d'enthousiasme. Il faut un génie patient, il faut un génie qui sache espérer.
Gravina aurait fait un meilleur dictionnaire qu'Alfieri. D'ailleurs nous avons une difficulté immense que n'avaient pas les étrangers : c’est le malheureux esprit de parti qui divise l'Italie sur l’article de la langue. Le moyen âge, qui nous a dicté cet esprit de parti, veut aussi nous dicter la langue, et jamais un Florentin, quelque raisonnable et philosophe qu’on veuille le supposer, n’admettra pour bon et ne consultera avec confiance un dictionnaire fait à Milan.
L’unique compensation du malheur de notre position, c’est que nous pouvons faire notre profit, après les avoir soigneusement examinées et purifiées, des définitions de Samuel Johnson.
Une des considérations qui me font le plus désespérer de l’entreprise c’est la considéralion de /inances.
sera distribué à la fin de chaque mois aux membres qui auront assisté réellement aux vingt séances.
Les neuf commissaires tireront au sort les neuf premières lettres de l'alphabet, et dans la première année chacun devra avoir fini tous les mots commençant par la lettre qui lui sera tombée en partage, ou il sera remplacé.
Au bout de trois ans le travail principal sera terminé.
Alors chacun des commissaires sera chargé d'examiner pendant trois mois pour chaque lettre le travail d’un de ses collègues qui lui sera assigné par le sort, et de fournir ses observations rédigées à la suite de chaque mot.
A la fin de la première année, on imprimera les neuf premières lettres du dictionnaire ; les neuf suivantes seront imprimées la seconde année ; le restant la troisième.
Les observations, faites pendant la dernière année du travail des commissaires, seront pour la seconde édition. Par cet arrangement les commissaires recueilleront les critiques. Chaque article du dictionnaire sera Signé de l’initiale de son auteur.
Les gouvernements conviendront entre eux que chaque débitant d’une contrefaçon quelconque du dictionnaire payera une amende égale à la valeur de deux mille exemplaires ; et tout imprimeur contrefacteur une amende égale à la valeur de cinq mille exemplaires. Le contrelacteur subira de plus deux mois de prison,