V. HUGO ET LA POÉSIE FRANÇAISE AU XIX- SliXLR
sourire du grand-père et ses mains étendues pour bénir les petits-enfants î
« 0 bonté des forts! » s'écrie Victor Hu2:o dans son livre sur Shakespeare ; « leur émotion, qui peut être, s'ils veulent, tremblement de terre, est par instants si cordiale et si douce qu'elle semble le remuement d'un berceau ».
Ce géant qui tonne et qui fulmine, est bon. Il se penche sur la société, et il murmure à l'oreille des riches :
Qui donne aux pauvres prête à Dieu.
Le bien qu'on fait parfume l'àme; On s'en souvient toujours un peu*.
Donnez ! pour être aimés du Dieu qui se fit homme, Pour que le méchant même en s'inclinant vous nomme, Pour que votre foyer soit calme et fraternel; Donnez! afin qu'un jour, à votre heure dernière, Contre tous vos péchés vous ayez la prière D'un mendiant puissant au cieP!
ïl se penche vers les républiques en proie à l'éternelle douleur des iniquités sociales, et il fait entendre aux classes gouvernantes, en leur montrant leurs adversaires jaloux, cet avertissement tendre et grave :