‹ Racine et Victor HugoChapitre 115 sur 118 · Pour les pauvres · texte numérisé non relu

Pour les pauvres

Uélas! combien de temps faudra-t-il vous redire

A vous tous, que c'était à vous de les conduire,

Qu'il fallait leur donner leur part de la cité,

Que votre aveuglement produit leur cécité;

D'une tutelle avare on recueil) '- les suites.

Et le mal qu'ils vous font, c'est vous qui le leur files..

Avons-nous protégé ces femmes? avons-nous

Pris ces enfants tremblants et nus sur nosgenouxv

L'un sait-il travailler et l'autre sait-il lire?...

Les avons-nous instruits, aimés, guidés enfin,

Et n'on'-ils pas eu froid? et n'ont-ils pas eu faim-''

,.. Ohi n'insultez jamais une femme qui tombe*!

Il se penche vers la pairie, il tend ses bras vers ('lia en s'écriant :

Oh! France, France aimée et qu'on pleure toujours»!

II se penche sur toute l'humanité et sur toute la nature : il voit st salue dans l'avenir l'arbre saint du progrès qui croîtra couvrant de son ombre l'Europe et l'Amérique * ; il sentla divinité partout présente

Frémir dans le roseau, Regarder dans l'aurore et chanter dans l'oiseau *

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