Pour les pauvres
Uélas! combien de temps faudra-t-il vous redire
A vous tous, que c'était à vous de les conduire,
Qu'il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité;
D'une tutelle avare on recueil) '- les suites.
Et le mal qu'ils vous font, c'est vous qui le leur files..
Avons-nous protégé ces femmes? avons-nous
Pris ces enfants tremblants et nus sur nosgenouxv
L'un sait-il travailler et l'autre sait-il lire?...
Les avons-nous instruits, aimés, guidés enfin,
Et n'on'-ils pas eu froid? et n'ont-ils pas eu faim-''
,.. Ohi n'insultez jamais une femme qui tombe*!
Il se penche vers la pairie, il tend ses bras vers ('lia en s'écriant :
Oh! France, France aimée et qu'on pleure toujours»!
II se penche sur toute l'humanité et sur toute la nature : il voit st salue dans l'avenir l'arbre saint du progrès qui croîtra couvrant de son ombre l'Europe et l'Amérique * ; il sentla divinité partout présente
Frémir dans le roseau, Regarder dans l'aurore et chanter dans l'oiseau *