‹ Racine et Victor HugoChapitre 44 sur 118 · V. HUGO ET LA POESIE l'RANÇAISE AU XIX- SIECLE · texte numérisé non relu

V. HUGO ET LA POESIE l'RANÇAISE AU XIX- SIECLE

Un critique ang^lais, M. Edward Dowden '. a remarqué avec beaucoup de finesse que, si Victor Hugo avait composé comme Dante un enfer, il lui aurait été impossible de procéder à la façon du poète florentin et d'imaginer une succession graduelle de fautes, de crimes et de tortures : du premier coup il nous aurait précipités au plus profond du gouffre, où nous aurions vu les plus horribles supplices sévir à la fois sur tous les coupables, grands et petits, les parricides, les empoisonneurs, les traîtres, les tyrans sanguinaires, les lâches, les hypocrites, les simples flatteurs du pouvoir et les vulgaires courtisans de la fortune.

Les idées de Victor Hugo ont, comme les personnages de ses œuvres poétiques, une tendance naturelle à l'exagération. Elles sont trop simples et trop absolues. Ce sont des fragments de vérités, nets et brillants comme une cassure de verre; ce n'est point la vérité tout entière avec

injurier et à maudire. Voir en particulier Sedan, où le poète nous montre l'empereur

Captif de son forfait, livré les yeux bandés Aux noirs événements qui le jouaient aux dés... A tâtons, se fiant au vide, sans appui, etc.

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