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mises au point ou des vérités trop vraies, des paradoxes ou des truismes. Jamais écrivain ne fut plus la dupe de son imagination et ne se laissa davantage aller à l'illusion de prendre une saillie pour une raison et une antithèse pour une pensée.

En politique et en philosophie, la pensée du poète compte naturellement moins encore qu'en littérature ; car dans l'ordre littéraire il devait lui arriver et il lui est arrivé en effet d'exprimer maintes fois des idées très intéressantes, sa critique, comme celle de tous les poètes, n'étant en dernière analyse rien d'autre et rien de moins que sa poésie prenant conscience d'elle-même. Mais la politique qui se résout en poésie ne saurait avoir beaucoup de valeur. C'est dans l'ordre politique plus que partout ailleurs que l'exagération dénote une puérile faiblesse de pensée, et que la mesure est, par excellence, le signe de l'intelligence et de la force.

Victor Hugo a passé de l'extrême droite à l'extrême gauche, du royalisme pur à la république radicale, faute d'avoir su se plaire et se fixer dans ces idées de juste milieu que les esprits vifs peuvent railler, mais qui ont au

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