‹ Racine. Textes choisis et commentésChapitre 18 sur 130 · MATEKIAUX POUR TRAGEDIES FUTURES · texte numérisé non relu

MATEKIAUX POUR TRAGEDIES FUTURES

imposaient leurs propres disciplines. Le siècle de Racine ^-t aussi celui de T.f Xôtro ot de La Quintinio.

En somme, le jeune poète, à Uzès, est surtout attentif à lui-même et à se cultiver. Le reste, gens, mœurs, paysage, ne riutéresse que faiblement, encore qu'il porte çà et là sur eux un coup d'oeil singulièrement aigu.

A Saint-Maximin comme au pavillon Martine, sous le couvert de la théologie, on le voit qui amasse les premiers matériaux de ses odes et tragédies futures. Que Port-Royal est loin de sa pensée! C'est peu de dii-e que la mort de M. Singlin le trouve indifférent : il en plaisante ! Et, Vitard s'étant plaint de sa négligence envers la Mère Agnès : a Je tâcherai, répond-U à Le Vasseur, d'écrke cette aprèsdîner à ma tante Vitard et à ma tante la religieuse... Vous devez m'excuser si je ne l'ai pas fait ; car que puis-je leur mander? C'est bien assez de faire ici l'hyiDOcrite, sans le faire encore à Paris par lettres, car f appelle hypocrisie des lettres où il ne faut parler que de dévotion,- et ne faire autre chose que de se recommander aux prières. »

Le temps n'était plus loin d'ailleurs où il allait pouvoir jeter le masque et révéler ouvertement sa ATaie nature : las de bayer après un bénéfice qui se dérobe à toutes ses instances, berné par dom Cosme, qui ne lui envoie point le « démissoire » dont il a besoin pour prendre la tonsure, combattu par la famille de Bemay qui lui dispute le prieuré angevin pour lequel son oncle lui a obtenu enfin des provisions, il fait un coup d'éclat et décide de retourner à Paris.

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