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CAL A

Fig. 1. — Coupe de l'habitation du Pic du Midi. En pointillés, surface d’enneigement.

Fig. 2. — Croquis de l'habitation du Pic du Midi. En pointillés, surface d’enneigement.

des lignes, les conditions à l'Observatoire, où toutes les recherches de laboratoire ont été faites.

Le bâtiment central d'habitation, de 20 m. de long, est

l HUBERT GARRIGUE

construit sur la crête ESE du Pic proprement dit, à 17 m. au-dessous du point culminant (photographie 1). Orienté à peu près comme la crête sur laquelle il a été bâti, il possède une façade Sud entièrement dégagée, alors que la moitié inférieure du côté Nord de la construction est adossée au rocher (figure 1).

A l'extrémité WNW de l'habitation, se trouvent des dépendances parmi lesquelles le laboratoire d'électricité, de niveau avec le toit du bâtiment central (figure 2).

Les façades SSW et ESE du laboratoire sont dégagées, alors que le côté WNW est en partie adossé au rocher.

Sur la face SSW du toit est prévue une cheminée de prise d'air à obturateur A (figure 2).

Sur le côté WNW, juste au niveau d’affleurement du rocher, un trou S est percé dans le mur, permettant d’aspirer

l’air dans le voisinage immédiat de la surface.

5. Les conditions météorologiques. — Généralement vers la fin octobre, la neige commence à tomber, et l'épaisseur accumulée sur les terrasses atteint, vers le mois de décembre

1 à 3 m. (photographie 1). N

Tagzeau I

ne Epoque du maximum Hauteur max.

d'enseignement de neige 1027-CMOrS TS AUS T RECRORE 4,70 m.

1028: | Mars, AO NERO RER TE béton 10207. LAURE AN MEN ENTER EE Er IT DRE UE 3,95 m. 103084 ADP UMA MER RER NT EE 5,40 m.

10910 | Février, Mars, Avril, Mais, Ou Eu 5,60 m. LOS AN LO LL MA IE NN SERRE RENE RSS OS 3,90 m. 1933, Février Wars Ar UMA PRE 3,65 m.

19341 Mars, Avril RP PS SR ER 3,60 m 1935 |Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, juin . 4,00 m

Le mois est en italique lorsqu'il y a maximum d’enneigement ; en caractères droits lorsque l’enneigement est très voisin du maximum.

Thèse GARRIGUE PLancue Î

Photographie I.

Le double repère situe le Pic proprement dit, qui est à 17 mètres audessus des terrasses. Celles-ci sont couvertes de plus de 4 mètres de neige.

Photographie If.

Après la tourmente à température élevée :

tout est recouvert de givre verglassé.

Masson er Cie, EbiTEURS

Le maximum d’enneigement, qui dépend de deux facteurs : vent, précipitation, est très variable d’une année à l’autre. Ilse place vers le mois d’avril (tableau 1). Les neiges subsistent jusqu'aux premiers jours de juillet, quelquefois plus tard. k

Les chutes de neige plus fréquentes et plus abondantes au - printemps peuvent avoir lieu avec ou sans vent. Dans le premier cas, la neige s’amoncelle et se tasse suivant des formes aérodynamiques, dans le second, elle s’accroche sur toutes les surfaces, formant une couche très légère et très perméable à l’air et qui s'envole au moindre souffle.

En hiver la température descend à — 200, — 300 C., mais il y a des chutes de neige par température beaucoup plus élevée, voisine de zéro, provoquant la formation abondante

de verglas et de glace vive (photographie Il).

6. Evolution des tourmentes de neige. — Elle suit, en général un processus régulier :

a) Vents de S à W.' Le baromètre descend.

b) Vents d'W à NW, le baromètre stationne ‘ou remonte.

La tourmente peut alors acquérir une extrême violence : la neige pulvérulente pénètre par toutes les fissures, pouvant donner à l’intérieur de l’habitation des amoncellements de plusieurs mètres.

Dehors, la proportion de neige volante est telle qu'il faut craindre l’asphyxie Les rafales de vent emportent tout sur leur passage, et peuvent créer, dans l'habitation, des dépressions instantanées de plusieurs millimètres de mercure.

Des tranchées de plusieurs mètres creusées dans la neige devant les fenêtres de l'habitation peuvent être comblées en une heure.

c) Vents de N. à E, faibles, moyens ou violents. La tour-

mente s’apaise, le ciel s’épure. Abaissement de la tempéra-

ture.

Il n’est pas rare de voir des tourmentes durer une dizaine de jours.

Il y a quelquefois, en été, de petites tempêtes, accompagnées de chutes de neige. Elles sont de courte durée, à caractère plus orageux; la neige est mêlée de grésil et quelquefois de grêle.

La couche accumulée sur le sol, de quelque 10 centimètres d'épaisseur, fond rapidement sous l'influence de la cha-

leur du sol et du rayonnement solaire.

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