‹ Radiodiagnostic des Grossesses EctopiquesChapitre 11 sur 21 · INSUFFLATION DE GAZ · texte numérisé non relu

INSUFFLATION DE GAZ

a) Pneumopéritoine.

On employait encore récemment le pneumopéritoine. Cette méthode consiste à insuffler un gaz dans la cavité péritonéale par ponction de la paroi abdominale,

Cette atmosphère gazeuse entoure les organes qui, sur la radiographie prise dans ces conditions, se détachent sur un fond clair de sorte que l’on peut examiner leurs contours extérieurs.

Mais, dit M. Claude Béclère : « Le pneumopéritoine présente des désagréments, des dangers, et l’interprétation des images est souvent délicate. Aussi cette méthode ne s’est-elle pas généralisée et il semble qu’on puisse actuellement l’abandonner. »

b) Insufflation tubaire.

Une autre méthode est l’insufflation tubaire imaginée par un gynécologue américain [. C. Rubin, pour éviter les dangers et les désagréments du pneumopéritoine : il

te

a l’idée de faire pénétrer les gaz par la lumière naturelle des trompes. Il y réussit dans un certain nombre de cas,

mais quand les trompes sont oblitérées elles empêchent le gaz de passer.

Cette méthode généralisée aux Etats-Unis, a été étudiée en France par Douay et ses élèves. Elle ne donne qu’un renseignement d'ensemble et ne subsiste actuellement que pour vérifier la perméabilité tubaire.

L'examen radiologique simple, le pneumopéritoine, l'insufflation tubaire, ne nous offrant pas des moyens suffisants de diagnostic il faut recourir à un autre mode d'investigation.

Il nous est fourni par les injections de liquide opaque dans l’utérus et dans les trompes qui permettent de voir nettement le contour intérieur des organes.

Après de nombreux essais, le liquide opaque adopté comme le plus satisfaisant et le plus inoffensif est le lipiodol, car il n’est ni toxique, ni irritant. Il est admirablement toléré par l'organisme, de plus il est antiseptique ; très fluide, ik pénètre bien les trompes, très opaque aux rayons il donne des images nettes.

Nous allôns étudier dans le chapitre suivant la technique des injections de lipiodol, et les résultats qu’elle apporte, confirmés par quelques observations.

Page 1