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RADIOGRAPHIE APRÈS INJECTION DE LIPIODOL

Cette technique donne des renseignements beaucoup plus précis et plus nombreux que les précédentes.

Historique.

On a commencé à expérimenter pour la première fois en 1914 les injections de liquides opaques. On a essayé successivement le collargol, le bromure de sodium, puis le citrate de thorium. Plus tard on emploie les pâtes bismuthées, mais sans succès.

En 1923, Sicard et Forestier obtiennent d’excellents résultats avec l'huile iodée en injections intra-bronchiques et intra-rachidiennes. Carlos Heuser, s'inspirant de ces faits applique cette méthode à la gynécologie et réalise en 1925 de très belles images de la cavité utérine et des trompes.

A sa suite, Carelli, puis Mocquot, Claude Béclère en . France continuent les recherches et les expérimentations,

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= En Suisse Yung et Schirmer préconisent l’association de l'injection opaque et du pneumopéritoine.

En Allemagne Dyroff étudie la physiologie normale et pathologique de l’utérus et des trompes. Il emploie comme substance opaque une huile bromée le contrastol.

Aux Etats-Unis, Rubin et d’autres auteurs publient des travaux sur ce sujet. |

En Autriche, Schneider et Eisler étudient les indications, la technique, les résultats de l’examen radiologique après lipiodol.

Enfin en Espagne, en Pologne, en France, de nombreux travaux se succèdent.

Technique de l'injection

Pour pratiquer cette injection on doit, bien entendu, observer scrupuleusement les règles les plus strictes d’aseptie, le liquide injecté allant dans le péritoine.

On doit désinfecter soigneusement le vagin par des injections iodées tièdes, puis par badigeonnages à la teinture d’iode. Il sera donc préférable pour se trouver facilement dans les conditions d’aseptie désirables, d'opérer dans un hôpital ou dans une maison de santé.

La malade sera donc préparée par désinfection locale, : Sera-t-il nécessaire de lPanesthésier ? Non, car la douleur causée par Je pincement du col n’est pas très intense. On pourra si l’on veut pratiquer avant, une injection sous-cutanée de chlorhydrate de morphine, /

L'injection.

La malade en position gynécologique sur la table, on place le spéculum ; après badigeonnages à la teinture d’iode, du vagin, du col, on introduit l’hystéromètre pour apprécier la direction et le diamètre du col. On place ensuite une sonde molle, en gomme, remplie de lipiodol, de grosseur suffisante pour obturer la lumière du canal cervical. Sa pointe doit atteindre l’isthme. Ceci fait, on introduit le lipiodol dans une seringue ordinaire de 20 cc. et on pousse l'injection en mesurant la pression avec un manomètre métallique. Cette pression ne doit jamais dépasser 30 cm. de mercure.

L’injection terminée on obture le col avec pince de Museux pour éviter le refoulement du liquide dans le vagin. Dans les cas normaux la quantité de lipiodol employée est de 15 cc. pour remplir l’utérus et les trompes jusqu’au péritoine.

On examine alors sous l’écran et on voit les progrès du lipiodol ; on fixe par la radiographie les images jugées intéressantes.

INCONVÉNIENTS : Cette injection de lipiodol présente-t-elle des dangers? Oui, si elle est mal faite, non, si elle est pratiquée en prenant toutes les mesures de prudence.

Les principaux dangers à envisager sont les suivants : la syncope, l’infection, l’avortement. La syncope est évitée si on prend la précaution de me-

surer sans cesse la pression et de rester continuellement entre 20 et 30 cm. de mercure.

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L'INFECTION est extrêmement rare car on opère aseptiquement. Dans les cas d'infection génitale où les microbes pourraient être entraînés au péritoine par le liquide injecté on a pu sans accident pratiquer quand même liujection intra-utérine, le lipiodol étant un liquide antiseptique.

M. Claude Béclère qui a pratiqué de nombreux examens sur des malades qui présentaient des annexites chroniques ou des métrites chroniques, ne signale qu’un seul cas sur 320 injections de lipiodol.

« Il s’agit d’une femme de 32 ans ayant fait, il ya six ans, un avortement suivi d'infection grave pour laquelle il fallut pratiquer une colpotomie. En novembre 1928 on fait une injeclion de lipiodol et on constate un hydrosalpinx bilatéral. Huit jours après l'injection la malade fait une double salpingite qui nécessila sans doute une opération. Cet incident lient probablement à l'infection grave antérieure et peut-être au fait que l'examen a élé fait quelques jours avant les règles ».

Comme on le voit les accidents de ce genre sont excessivement rares. Il sera prudent cependant de s’abtenir de pratiquer l'injection intra-ulérine de lipiodol chez les malades en état d'infection aiguë et chez les malades fébriles. de

LA GROSSESSE : Peut-on faire l’examen avec injection intra-utérine de lipiodol si on soupçonne une possibilité de grossesse ? | |

Pour la grande majorité des auteurs on doit rigoureusement s'abstenir car on court le risque de provoquer l'avortement.

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