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âge, il ne distingue guère les différentes espèces de corail énumé:rées dans nos classifications scientifiques. Pour lui tout cela est du Lo’a. Cependant une masse ronde de corail se dit {o’a ati, to'apu, une masse à branches uwruhi, uruana, un banc de corail to’a, aau, une masse émergée au-dessus de l’eau est du {o'a raa, une masse submergée {04 faa ruru, une masse sur laquelle Ja vague court {o’a auau.
li distingue encore deux espèces, l’une corrosive, qui irrite la peau au toucher, le ahifa, l’autre empoisonnée par une plante appelée hara, c'est le {0'a harahia. Enfin les mots pua et ofai (pierre) s’emploient aussi quelquefois pour désigner le corail en général.
Les habitants cuisent les blocs de corail dans un grand four et obtiennent une chaux excellente avec laquelle ils blanchissent leurs barrières ou leurs murailles en planches.
Les Rayonnés sont aussi représentés par quelques éponges (remu, rimu) d’une valeur commerciale nulle, mais surtout par des astéries et de nombreux oursins dont les piquants hérissent les fonds sablonneux ou qui se fixent entre les branches des polypes. Leur piqüre est vénéneuse. On trouve sur les récifs barrières de grands oursins en forme de reine-marguerite : un centre violacé, formé de petits piquants serrés et dressés, entourés d’une couronne de baätonnets calcaires semblables à des bélemnites. Ces bâtonnets sont employés comme crayons d’ardoise par les petits enfants.
Les Mollusques figurent au grand complet dans la faune des mers et des terres océaniennes. Parmi les bivalves, l’huître (fe fio) qui affecte une forme plus tourmentée qu'ailleurs et qui se fixe solidement en grappes sur les rochers. On en trouve des quantités au fond des principales baies de Raïatea Tahaa: Opoa, Faaroa, Apooiti, etc.
L'huitre perlière, l’avicule (pérau) donne lieu aux grandes pêcheries ; elle est plus abondante à Maupihaa, à Bellingshausen que vers les grandes îles où l’on pêche plus fréquemment le jambonneau ou pinna. Les moules abondent sur les bancs de coraux émergés à marée basse ; vers les 5 heures du soir, on voit des bandes d’enfants
se diriger vers ces bancs et prendre l'apéritif en moules (uu) qu’ils
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ouvrent très habilement. Les bucardes, les limes, les peignes, les solens, les vénus, et surtout d’élégants bénitiers (tridachnes) abondent dans ces parages. Parmi les Gastéropodes marins, il faut citer, en première ligne, les porcelaines (poreho) qui ont de superbes représentants aux Iles sous le Vent; sans parler du Cauris, il y a de magnifiques porcelaines tigrées et la très rare porcelaine aurore se rencontre sur les récifs de Bora-Bora. On s'inscrit une année à l'avance chez la reine pour en obtenir une. Les splendides Conques ou p4 (onomatopée) servent de trompette de guerre ou d'appel pour la pêche; on les perce d’un trou rond sur le côté, vers la pointe el l’on en tire des sons sauvages et puissants. Un autre coquillage, le Casque de Huahine, sert aussi de trompette. Plusieurs peuplades de l'Océanie percent le pù à sa pointe et l’emmanchent dans une embouchure de bois ou d’os travaillé. Le Murex ou rocher est pêche pour la vente; c’est le pütaratara (pà à épines) ou Murex scorpion. Le Bigorneau (paoaa, maocaa), à Sa coquille recouverte d’une épaisse couche de calcaire que les indigènes savent faire dissoudre dans du jus de citron. Alors elle apparaît brillante comme de la nacre. Le bigorneau clôt sa coquille par un petit opercule en forme de disque que les fillettes emploient dans leur jeu de char.
Les coquillards trouvent dans ces îles un champ à souhait pour leurs recherches: les espèces et variétés de Gastéropodes marins sont innombrables et beaucoup sont peu connus. Plusieurs ont amassé des collections de milliers et milliers d'espèces.
Les limaces de terre sont peu nombreuses ; on en rencontre par contre d'énormes et de hideuses sur les fonds marins. De petits escargots couvrent les fougères dans les vallées. Les fillettes en fabriquent des couronnes pour leurs chapeaux ou des colliers qui font plusieurs fois le tour du cou.
La poulpe, la gigantesque pieuvre, guette aussi sa proie dans Îles eaux de Raiatea. On la pêche à la pâtia (harpon) et les indigènes en estiment beaucoup le goût.
Un autre Céphalopode, le Nautilus, arrive par bandes vers le mois de janvier. La mer est couverte de ces corpuscules transparents el bleu marin; les fillettes courent joyeuses le long du rivage en criant:
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