NÉE. MAS
ou plus particulièrement la fin de décembre et le mois de janvier par uruauhune où ururahune,ce qui signifie la saison où il y a abondance d’uru (le fruit de l’arbre à pain). C'est notre «temps de la moisson », car tous les fruits donnent une récolte, la principale, en ce moment-là: l’ananas, l’uru, la patate, le taro, le melon d’eau, la voyave, etc. Beaucoup d’espèces produisent deux ou plusieurs récoltes, l’uru en particulier. L’orange müûrit de mai à septembre. L’épo: que de maturité des fruits n'est pas tout à fait la même aux Iles sous le Vent qu'à Tahiti où elle est en avance de quelques semaines.
Pour désigner la saison des fruits qui ne produisent qu'une fois l’an, on emploie le mot hotutau (hotu: porter du fruit). La première récolte d’uru se faisant vers octobre, ce moment est appelé manavahoi.
Les Tahitiens ont donné des noms au jour le plus court et au jour le plus long de l’année; le solstice de juin s'appelle Ruapoto (Rua, dieu tahitien, poto, court) et le solstice de décembre, Rua maoro (rua, dieu, #naoro, longtemps). Au solstice de juin, le soleil se lève à 6 heures 32 minutes du matin et se couche à 5 heures 28 minutes ou 5 heures 30 minutes du soir; au solstice de décembre, il se lève à 5 heures 20 ou 5 heures 27 du matin et se couche à 6 heures 30. Les jours varient donc entre 11 et 13 heures. Les poules se couchent dès 6 heures du soir et les cops chantent toutes les heures à partir de 9 heures.
La distinction entre saison des pluies et saison sèche nest pas nettement tranchée; il pleut aussi de juin à octobre, mais beaucoup moins (m. 0,16,0,18) que de novembre à mai (jusqu'à 1 m.) 1. Les mois les plus secs paraissent être juillet et octobre.
On a remarqué qu'il pleut (la pluie: #4) un peu moins pendant le jour que pendant la nuit. Les averses sont violentes, mais ne durent généralement pas longtemps; elles font rapidement place au soleil. Les orages (vero) sont rares. Les coups de foudre (patiri) sont très sonores et les éclairs (uira) très brillants. Un ciel où les éclairs éclatent de tous côtés se dit wira hoahoa (éclairs excités). La foudre
1 Annuaire de Tahiti, 1899.
ne tombe jamais sur les maisons qui sont basses et sans saillie et entourées de nombreux cocotiers et autres grands arbres qui la détournent. Les éléments ne paraissent pas impressionner les indigènes qui se plaisent sur mer dans la tourmente et l’orage.
Le vent le plus constant est l’alizé, qui souffle presque toute l’année de directions différentes, avec de courtesfinterruptions de contre-
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