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variées qui le déforment, on trouverait dans ces îles de nombreux types classiques pour le dessin d'académie 1,
Jusqu'à l’âge de 18 ans, les femmes ont une poitrine superbe. Les seins sont fermes, hémisphériques, d’un beau brun clair comme le reste du corps, le mamelon d’un noir bleuâtre fait saillie et se remarque même sous le costume. Mais l’allaitement et l’obésité ne tardent pas à faire pendre les seins et à les faire ressembler au pis de la chèvre. Le mamelon devient alors presque digitiforme.
Les hommes ont parfois les pectoraux si développés qu’on les prendrait de loin pour des fermimes.
Le ventre, les cuisses, les mollets, les pieds et les mains vardent, en général?, des proportions admirables. Les vieillards sont souvent maigres, quand ils ne sont pas atteints d’éléphantiasis.
Le système pileux est peu développé. Les cheveux sont légèrement ondulés, quelquefois frisottants, d’un beau noir avec reflets bleuâtres, mais jamais crépus. Les femmes en ont le plus grand soin et passent des heures à se peigner et à les imbiber d’huile indigène (monoi).
Les hommes ont la barbe rare, ainsi que la moustache. La poitrine est aussi dégarnie de poils et ceux-ci ne sont pas abondants sur les autres parties du corps. Il y a cependant des types plus foncés que la généralité dont tout le corps est couvert de fins poils noirs. Les femmes ont rarement des poils sur la lèvre supérieure.
La peau est brun clair ou olive, avec une pointe de carmin chez les hommes. Elle est souvent jaunâtre chez les femmes; peut-être qu'elles se frottent comme les Marquisiennes avec du jus de curcuma (safran indien, rea) pour se faire pâlir la peau. Les jeunes gens, qui
! Les principaux défauts sont: les pieds dirigés en dedans ; les jambes trop courtes par rapport au torse (défaut assez fréquent) Chez les enfants, le nombril mal coupé sort énormément. Les petits enfants ont aussi le ventre extrêmement ballonné, grâce peut-être à l'alimentation. Pieds-bots rares, bossus rares aussi (2°/, environ).
? Les orteils sont particulièrement libres et développés. Le gros orteil peut presque s’opposer aux autres doigts ; il en est très séparé. Les indigènes se servent facilement de leurs doigts de pied comme organe de préhension. C’est par ce moyen qu'ils cueillent les COCOS ; ils en saisissent la courte tige entre le gros orteil et le suivant et donnent une secousse que
précipite le coco à terre,
courent à la mer presque toujours nus, ont la peau très colorée ; celle des vieillards pâälit considérablement et n’est souvent pas plus colorée que celle de nos vignerons en hiver. Peu de gens ont la peau du visage unicolore. Elle est très souvent m: arquée de grandes taches très claires qui ne sont pas des cicatrices et se retrouvent en abôndance sur d’autres parties du corps, la poitrine, le dos, etc.
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Fig. 148. — Profil du pasteur indigène Malakaï.
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Malakai, le vieux pasteur de Bora-Bora a le type des îles Australes. Il est atteint d’ichtyose, ce qui ne l'empêche pas de se bien porter.
Le Tahitien ne rougit pas. Cependant, j'ai pu observer une coloration subite et générale de la peau du visage suivie d’une pàleur produite par un sentiment qui pouvait être de la honte, mais plutôt le désappointement d’un mensonge éventé. La colère fait pâlir le Tahitien, mais, en général, sa figure reste impassible. Le moindre effort physique ou intellectuel produit une transpiration abondante qui ne paraît pas fatiguer l'individu.
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Le sentiment de la pudeur est assez différent du nôtre. Une femme tahitienne cache rapidement ses seins à l'approche d’un étranger, mais laisse voir ses jainbes jusqu’au milieu de la cuisse; c’est sans doute par habitude de relever la robe en marchant dans l’eau. Les jeunes filles ont une grande habileté pour monter en pirogue ou marcher dans la mer sans se découvrir plus haut que le genou. Elles ramassent leur robe entre leurs cuisses et en saisissent le pan d’une main, le faisant également passer entre les cuisses. Elles courentainsi dans l’eau sans se mouiller ni se défaire, en lançant leurs tibias de côté; ce mouvement ingénieux, qui fait décrire un arc de cercle à la jambe, ne produit aucune éclaboussure. Il leur permet d'avancer rapidement et de ne pas effrayer le poisson quand on pêche au harpon (patia). Les jeunes gens font de même.
Les Tahitiens sont beaucoup plus libres entre eux que devant les Blancs et ils n’en sont pas plus impudiques. Les plus petits enfants assistent à la conception et à l’accouchement. Toutes ces scènes se passent dans des cases composées d’une seule pièce où dorment souvent 10 ou 15 personnes. Si les femmes se sauvent quand un Blanc s'approche de leur bain, c’est qu’elles savent depuis longtemps que le regard du Blanc n’a pas l’indifférence de celui du Tahitien accoutumé à la nudité.
Les vahine tahitiennes ont une façon spéciale d'appeler leur galant. Elles guettent l’heure du bain des hommes, et, tandis qu’un groupe de jeunes gens plongent dans un frais bassin de la vallée, l’un d’eux reçoit tout à coup une espèce de pomme aigre (nono). Ce projectile est le signal d’une bonne fortune (ou d’une mauvaise quand il est lancé par une vieille cheffesse à laquelle il faut bien obéir) et l’élu quitte le cercle joyeux des baigneurs pour poursuivre dans la brousse la belle qui ne se fait pas attendre longtemps.
Le tatouage est d’origine essentiellement polynésienne. Le mot même vient du tahitien {atau. Mais, pendant qu’il se pra tique encore couramment aux Marquises, il a presque disparu des habitudes tahitiennes. On ne se tatoue guère plus que ne le font les matelots européens. On ne rencontre que des vieillards qui portent encore de jolies traces de tatouage. L’instrument qui servait à tatouer s'appelait #1 ;
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c'était, en général, une dent de requin de forme triangulaire, garnie de pointes acérées, avec laquelle on traçait sur la peau des dessins variés en la piquant. Tracer ces dessins s'appelait papai, mot qui signifie actuellement écrire. Ge fut bien là, en effet, la première écriture des Tahitiens. Le tatouage prenait différents noms selon qu'il se pratiquait sur la face (aro), sur les reins et les fesses (aie), sur
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