‹ Raiatea la SacréeChapitre 41 sur 88 · Ï {| TE · texte numérisé non relu

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étend des compresses de fleurs de burau (hibiscus) cuites dans l’eau. “est un émollient qui peut remplacer la farine de graine de lin. Les feuilles de burau (plutôt irritantes pourtant) ainsi que celles du bananier, sont employées à recouvrir les plaies. Les «femmes docteurs » cueillent des fougères, des feuilles et des plantes de toutes espèces qu'elles pilent dans un wmele (bassin de bois) au moyen d’un penu (pilon de pierre); elles mélangent ces ingrédients dans des proportions qui sont des « secrets de famille ». Puis elles enveloppent un petit tas de ces herbes dans un paquet de fibres fraîches d’une autre herbe (le mou); elles expriment le tout entre leurs doigts, recueillent

Fig. 25. — Umete et penu.

Le bassin appelé wmete se taille dans un seul bloc de racine de {amanu (callophyllum). C'est le principal ustensile de la cuisine tahitienne. On y pile le manioc, on y pétrit la farine, on y écrase les plantes médicinales, on s’y lave aussi à l’occasion,

dans un bol le jus qui en découle et fréquemment l’administrent aux malades avec succès, contre la colique, la diarrhée (pihee), la constipation ({umau), la toux (hota), etc., etc. Nous avons eu recours nous-même, et beaucoup d’Européens ont été dans le même cas, aux lumières de ces «femmes docteurs »; vraiment elles font parfois de jolies cures. Elles fabriquent ainsi un jus dont les propriétés toniques sont remarquables dans les cas de faiblesse après accouchement, c'est l’ahipihepihe. Elles font aussi transpirer les malades en les enfermant sous une petite tente de feuillage sous laquelle brûülent des

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