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alors de marchander : lorsque l’indigène a mis dans sa tête de vendre un poisson 5 francs, rien ne l’en fera démordre; il le jettera plutôt que de baisser son prix. Il agit de même dans tous les marchés qu'il conclut.
La plonge. C’est aux Tuamotou principalement que la pêche de
la nacre, de l’huître perlière, a pris la plus grande extension. C’est presque la seule occupation des indigènes des Tuamotu qui en viennent à négliger même la pêche et la cueillette du coco. Des négociants anglais ou américains leur fournissent en échange des nacres tout ce qu'il leur faut pour vivre : le nécessaire, l’utile, le su-
SET EI a et même le nuisible. Mal-
SZY heureusement, cette pêche est pratiquée d’une manière peu rationnelle: les toutes petites nacres sont parfois enlevées pour
faire nombre et certains lagons Fig. 43. — « Oini» en feuilles de cocotier. sont presque dépeuplés.
orne pote Te NE le a On pêche aussi quelques na-
cres aux Iles sous le Vent, prin-
cipalement à Maupihaa, Scilly et Bellingshausen, îlots inhabités qui
ne sont visités qu’au moment de la plonge. Les perles sont, en général,
petites et leurs heureux détenteurs les cachent avec un soin jaloux.
J'ai assisté à une partie de pêche à Raïatea. C'était par un matin très clair ; l’eau du lagon était parfaitement calme et permettait de distinguer, à plusieurs brasses de profondeur, les arbrisseaux de corail et les coquillages au milieu desquels se poursuivaient les petits poissons rouges, jaunes, bleu céleste.
Nous étions montés sur une grande pirogue ; des jeunes filles dirigeaient l'embarcation si doucement et avec tant de grâce et d’habileté que la surface de l’onde n’était pas même ridée. A l’avant, notre pêcheur scrutait les profondeurs, de concert avec les rameuses. C'était à qui découvrirait le premier coquillage. Tera te tahi! En voilà
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Femme en costume ancien.
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une ! s’écria la petite Teipo, désignant du duigt un point noir que nos yeux n’eussent pas distingué. Le pêcheur était déjà debout sur fil
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la pointe de la pirogue. Il aspira et expira plusieurs fois profondé- | à ment, refoula l’air contenu dans ses poumons et, se saisissant le nez | { entre le pouce et l’index de la main gauche, fit un petit saut et fil || tomba verticalement sans agiter beaucoup la surface de l’eau Il | |
disparut bientôt; montre en main, nous comptions 50, 31, 32 quand il reparut, soufflant brusquement et soulevant triomphalement sa proie. (11. | Ce n’était, pour commencer, qu un jambonneau, mais de belles di- || mensions et digne d’être conservé. Il trouva ensuite une nacre, mais il ne nous avait sans doute pas mené à son « coin », de peur de la concurrence !!... Les hommes sont les mêmes partout et qu'ils chassent la morille, le chamois ou la nacre, ils n’aiment pas à montrer | | À leur «cachette ». 1 4
Cultures, agriculture. — L'agriculture n'existe pas chez ces peuples.
Il y a des cultures à la méthode chinoise ; chacun cultive autour Î| fl de sa maison, dans son enclos (aua) tous les produits dont il peut NB
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avoir besoin. jl
Ordinairement la route, l’unique route, suit le rivage sablonneux | et corailleux au milieu des trous de tourlourous. De l’autre côté de la | {| route commencent les enclos sur un terrain qui s'élève insensible- |
ment jusqu’au pied de la montagne. Chacun possède une bande de S
terre de largeur variable, bornée par deux lignes perpendiculaires au rivage et qui s'étend conventionnellement jusqu’au sommet de la
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montagne. On construit la maison d'habitation à quelques mètres de la route ; la cuisine (fare lulu) en arrière. Le terrain sablonneux et criblé de trous de {upa qui se trouve de- |!
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vant la fare est déjà utilisé. On y a planté, dans de vieilles boîtes de fer-blanc, des liare (gardenia tahiti), des rosiers, des tipaniers, d’autres fleurs; quand les boîtes sont tout à fait rongées par la rouille,
ces plantes ont eu le temps de reprendre suffisamment pour résister à la pince des tourlourous Cependant, on les entoure d’un pelit mur de pierres sèches et d’une bonne terre noire. On a aussi, devant la
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maison, des buissons de basilic et de menthe, des arbustes de senteur, comme le motoi, dont les fleurs servent, avec celles du tiare, à
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