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Fig. 47. — Les trois guides en tête de la procession.
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rau, couronnés de fleurs et de feuillage et portant des deux mains un faisceau de plantes sacrées du {? (dracaena terminalis)!. La procession fit halte à trois pas des pierres incandescentes.
lupua cria :
E te mau tino e tei faa anahi i te umu ! E tinai outou iana. KE te toe ereere e!E te toe anaana el! pape vai e pape miti! Vea vea note umu, ura no te umu, tauturu i te tapuae no te mau taata tei ori haere, puhipuhi i te veavea no te ofai. E te mau tino toetoe e! Faa parahi matou i ropu i te umu! Æ fe vahine nui lahu rai e !° A mautori oe i te puhipuhi, e faahaere ia matou 1 te umu mea poto!
‘ Les plantes sacrées de ti avaient été cueillies la veille au soir par Tupua et ses acolytes avec le cérémonial suivant . Saisissant la plante avant de la cueillir, le sorcier s'était écrié :
«E te mau Atua e! E ara outou, e tia outou!
Te haera ra matou i te umuti ananahi! »
(O dieux ! réveillez-vous, levez-vous!
Vous et moi irons demain au umuti.)
Si les feuilles flottent en l'air, elles sont des dieux, mais si elles se couchent à terre, elles sont créatures humaines. Ensuite, cassant la tige du £#, et regardant dans la direction du umu (four), Tupua s'était écrié :
« E te mau Atua el Haere i teie nei po. Te haere ra maua ananahi. »
(O dieux! allez ce soir. Demain, nous irons ensemble.)
Puis les feuilles de {? furent enveloppées dans des feuilles de fau ou burau (Hibiscus) et portées « pour dormir » sur un marae (ancien lieu des sacrifices et cérémonies païennes).
En les quittant, le sorcier dit : « E ara outou! E tia outou! e te mau Atua e! Haere outou ite umuti; pape vai e pape miti haere atoa. Faahaere te toe ereere e to toe anaana ite umu. E haere outou, e haere outou i teie nei po e ananahi haere matou; e haere matouite Umuti,»
(Eveillez-vous, levez-vous, à dieux! Allez au four ; eau douce et eau salée, allez-y aussi. Faites aller au four le ver de terre noir et le ver de terre brillant; faites aller le rouge et l’obscurité du feu au four. Allez, allez ce soir et demain nous irons ensemble; nous irons au four [umuti].) Les feuilles de ti liées en faisceau n’avaient été dépliées qu’au dernier moment, ayant été transportées directement du marae au umuti.
? La «grande femme qui met le feu dans les cieux » était une femme de haute naissance qui se fit respecter par les hommes oppresseurs, au temps où ceux-ci avaient astreint le sexe faible à observer tant de tabous. La foudre était sous ses ordres et elle s’en servait pour frapper les hommes qui empiétaient sur ses droits,
» » rua » » toru » )) ha
» » rima » » ono
» » hitu » » varu » » hiva » » huru
E vahine tau rai, poia!
Ces paroles signifient :
O corps (esprits) qui mettez le feu au four! Éteignez le feu! O ver de terre noir, à ver de terre brillant, eau douce, eau de mer, chaleur du four, rougeur du four, soutenez les pas des promeneurs,
Sp mm tt,
éventez le feu. O êtres froids, laissez-nous passer au milieu du