‹ Raiatea la SacréeChapitre 78 sur 88 · LL | F · texte numérisé non relu

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ticules a et o placées devant les pronoms personnels. L'article £e au singulier vient encore se fondre avec ces particules. On obtient

ainsi Singulier : Pluriel :

ta'u, to'u au, ou ta'oe, to oe a'0e, 0 0e tana, tona ana, ona

ta maua. etc.

On dit également na et no devant un nom, pour indiquer la possession.

Quand faut-il dire na, ta'u, a’u, etc. et quand faut-il dire no, tou, o'u, etc. ?

Aucun auteur n’a posé de règles à ce sujet. Un vénérable missionnaire de Tahiti, qui connaît à fond la langue tahitienne, la parlant probablement plus correctement que les Tahitiens d'aujourd'hui, m'a dit qu’il croyait pouvoir donner la règle suivante: À s’emploie pour parler de tout ce qui entre et de tout ce qui Sort du corps humain. O0 s'emploie dans les autres cas. Voici des exemples :

Te parau na te Atua: la parole de Dieu (elle sort en effet de la bouche de Dieu); te tamaiti na te Arii, le fils du roi; {ana mad, Sanourriture; {a na parau, sa parole; aita a na maa, il n’a pas de nour riture ; na vai te maa? À qui ce fruit? Na mea. À un tel.

Par contre: Te fare no te Atua, la maison de Dieu; te fenua no te Arii, la terre du roi; te Afua no te rai, le Dieu du ciel; {o'na ahu, ses habits; {o'na reo, sa voix (ici le Tahitien ne considère pas la voix comme sortant de l’homme, mais comme faisant partie de sa personne); aila o'na manao, il n’a pas d'idées.

Les pronoms démonstratifs sont: teie, teienei, ceci, celui-ci (proche), fera, cela, celui-ci (éloigné). Taua [aua] est aussi employé comme pronom démonstratif, mais doit être suivi de ra, nei ou ñn«a dans la même phrase; {aua taata ra : cet homme (sous-entendu dont on parle); taua mea net: cette chose (ici); éana taata i parau hia ra: cet homme dont on parle; {ana taata na: cet homme mentionné avant. Za est aussi employé comme démonstratif dans le sens de

celui ; oîa ia, c’est cela; o vau ia, je suis celui qui, je le suis. Vai est

le pronom interrogatif: na vai ? à qui? o vai? qui ? Il n’y a pas, dans les langues polynésiennes, de pronom relatif proprement dit. On s’en passe et l’on dit, par exemple: Æ taata tamuta haamani maitai te Ohipa o Taiu: Taiu est un charpentier qui travaille bien. .Littéralement: un homme charpentier faire bien l’ouvrage c’est Taiu.

Il existe, de plus, en tahitien, une particule emphatique qui indique aussi l'opposition et qui renforce le pronom ; c’est {ho qui correspond à notre même. Nana ÿho i hamani:il l’a fait lui-même (sous-entendu sans le secours de personne).

Le verbe.

Le mot qui fait fonction de verbe dans les langues polynésiennes ne se distingue comme tel que par les particules qui l’accompagnent. Dans les autres cas, ce mot peut aussi bien être un adjectif, un nom ou un adverbe, Souvent même on se passe du verbe et on se contente d'affirmer, au moyen d’une particule affirmative, l’existence d’une action ou d’une qualité. C’est de cette manière que se rend notre c’est. Ainsi wa oti, c’est fini; ua mailai, c’est bon ; wa tei- Lei, c’est haut.

Pour ne pas se perdre au milieu des particules qui accompagnent le verbe tahitien, il faut distinguer :

1° Celles qui servent à former les différentes voix du verbe; 2° celles qui servent à déterminer les temps et les modes; 3° les pronoms des différentes personnes que nous avons déjà énumérés ; 4° enfin les particules qui déterminent le lieu ou la direction de l’action ainsi que les particules affirmatives et négatives.

1° Voix du verbe. a) Voix passive. Le passif se forme par l’adjonction du suffixe Aia à l’actif: parau, parler, parauhia, parlé. On peut obtenir des passifs en ajoutant le même suffixe à des substantifs ou à des adjectifs : ioa, nom, ioa hia, nommé; pape, eau, papehia, arrosé ; ?, plein, {hia, rempli.

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