SE
futur. 11 faut prêter attention à la question pour employer, dans la réponse, la particule correspondante : Ahia t'a i rave na ratou? Combien ont-ils pris de poissons ? À 0n0, six. Quand il s’agit de personnes, par contre, il faut employer la particule {0'0: Ehia lamarti i Le haapiiraa? Combien y a-t-il d'enfants à l’école ? Too {oru ahuru : trente. Les nombres ordinaux se forment au moyen de l'article /e placé devant le nombre : {e piti, le second, fe pae ahuru aore, le cinquantième; les multiples, au moyen de fai (par): {ai püli (par deux), le double; {ai maha, le quadruple ou quatre fois.
Il n'existait pas de mots, dans l’ancienne langue tahitienne, pour désigner les fractions et les nombres fractionnaires. Le mot {u/aa ou tuhaa indiquait une tribu, une division, une portion. On l’a appliqué à une circonlocution moderne pour désigner les fractions : {e {oru 0 Le tufaa, le troisième de portion, le tiers. Demi, afa, est emprunté au mot anglais Zalf.
Syntaxe.
Le but de ces notes sur la langue tahitienne n'étant pas d’en dononr une grammaire complète, mais d’en mettre simplement en relief le mécanisme comme complément du tableau de la civilisation polynésienne, nous nous bornerons à citer quelques exemples de la manière dont ce mécanisme fonctionne.
Un des principaux idiotismes de ces langues, c’est l’absence des verbes étre et avoir dans le sens que nous leur prêtons. On ne peut pas dire en tahitien : J’ai un bon fils, mais : £ {amaroa mailai ta u. un fils bon à moi (ou le mien). De même, au lieu de:Il a des cocos, on dit : £ haari ia na, des cocos à lui. Elles ont des robes roses : Æ aahu uteute Lo ratou, des robes rouges à elles. Pour affirmer l’état, notre verbe étre se traduit par wa, et par mea pour affirmer la qualité. Mon frère est malade: Ua pohe i te mai to'u taeae, est malade mon frère. Le poisson est cuit: Ua ama te i'a, est cuit le poisson L’eau est fraîche : E mea haumaru te pape, une chose fraîche l'eau. La mer est profonde : £ mea hohonu Le tua, une chose profonde la mer.