Conseil national économique, op. cit., p. 217 et suiv
Buisson 10
M. Hiret, Président de la Chambre de commerce du Mans et de la Sarthe, et président de l’Office des transports : exprime la crainte que la « liberté surveillée » instituée par le décret ne canduisit lentement mais inévitablement au monopole des transports et son regret de la suppression de la concurrence. Il indique sa préférence pour une concurrence contenue, réglée, sans « réglementations restrictives, ni brimades ».
B. Les associations de tourisme semblaient davantage acquises à la libre concurrence. M. Chaïx, président du Touring Club de France?, partisan des ententes et intercommunications de services, adversaire décidé d’une restriction de l’utilisation de la circulation routière, mais acquis toutefois à une réglementation des conditions d'exploitation, apparaît au total, convaincu des effets et du libre jeu de l’émulation, de la concurrence, de la coordination pour l'équilibre des exploitations et la satisfaction des besoins des usagers.
Le Dr. Behague, secrétaire général de l’Union nationale des associations de tourisme est de la même opinion, contestant l’utilité de la coordination des transports, ramenant même le problème des transports à celui du déficit des chemins de fer. Le régime de libre concurrence et de responsabilité financière des transports automobiles donnant, selon lui, toutes satisfactions aux usagers, il demandait en tout cas, le maintien de la libre concurrence, sauf sa restriction par des mesures réglemen-
- taires touchant la sécurité de la route.
1. La coordination des transports. Réunion du 11 juin 1934 de l’Office des transports et des P.T.T. des Chambres de commerce et des Chambres d’agriculture de l'Ouest.