Ibid., p. 225 et suiv
LES DIFFÉRENTES CONCEPTIONS DE LA COORDINATION 14i
C. Au nom de l'agriculture, M. Henry Lapierre, président de l'Office central du rail et de la route! soutenait, eu égard à l’importance des transports agricoles (à destination ou en provenance de l’agriculture) représentant 28% du trafic ferroviaire et routier) la nécessité et tout au moins l’avantage d’un régime d’autorisation préalable, d'affectation exclusive. toutes les fois où le maintien est justifié d’une voie ferrée modernisée, les transports routiers servant la collecte des voyageurs et marchandises au cœur même des localités avoisinantes pour les acheminer vers les gares-centres. Et au contraire, dès lors, qu'il apparaît plus avantageux de déclasser telle ligne à très faible trafic, pour lui substituer des autobus et des camions, M. Lapierre admet l'imposition, dans l'intérêt des usagers, aux services routiers des avantages comparables à ceux cidevant fournir par les chemins de fer (obligation des transports, publicité des tarifs, égalité de traitement, solvabilité, .etc….). S'agissant de la concurrence, il l’acceptait à condition qu’elle s’exerçât dans des conditions équitables par péréquation des charges et des obligations légales.
D. Des industriels affirmaient leur foi dans les ententes la réglementation commercialisée, les procédés de coordination. M. Lambert-Ribot, délégué général du comité des forges de France ? balance les systèmes « La liberté aboutit à une concurrence inégale, à cause des obligations imposées au chemin de fer service public, et qu’on ne peut imposer à des entreprises automobiles fragmentées. La concurrence a pu avoir passagèrement d’'heureux