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La journée industrielle, 23 février

2. Déclaration au conseil supérieur des transports, 20 mai 1938 et déclaration au conseil général de la Haute-Savoie, 27 juin 1938.

3. Déclarations faites au Palais-Bourbon les 23, 28 février et 2 mars 1939 (interpellation Thoumyre) et le 14 mars 1940 (interpellation Brachars).

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1938 et du 12 janvier 1939, rappelant ses deux principes : parité tarifaire, le transport est une marchandise, qui offre à vil prix une marchandise, avilit le marché et en même temps la marchandise elle-même ; partage de trafic, les petites distances au camion, les grandes au chemin de fer. Là, M. Berthelot, secrétaire d'Etat aux communications ! rappelant que sous le vocable « coordination du rail et de la route » ont été, depuis 1934, multipliés textes, décrets et lois, sans autre résultat qu’un compromis incertain entre les formules de l’économie libérale et celles de l’économie dirigée, et tenant pour fini le temps, où à la faveur du laissez-faire ou du laissez-passer et de l’économie dite libérale, le pays se ruinait au bénéfice de quelques uns, préconisant la répartition judicieuse du trafic afin de développer au maximum les échanges et d'économiser les ressources. Il imputait le déficit au trafic des voyageurs, à ses tarifs les plus bas du monde, il demandait quant au trafic marchandises, pour le camionnage rural et urbain, la persistance de la liberté, le camion ayant Los raison et objet le trafic de détail.

Pour M. Thoumyre, sénateur de Seine-Inférieure ?, la coordination aurait pu se faire dans le cadre de l’économie libérale. Deux mesures très simples auraient suffi : la restitution aux chemins de fer de certaines libertés. enlevées en compensation d’un monopole de fait disparu au moment du développement de l’automobile, et, d’une manière générale, la mise sur pied d’égalité des différents modes de transports. Sie

Et M. Pomaret député, rapporteur du budget des

1. Déclaration à la presse des 3 décembre 1940 et 8 janvier 1941,

interview dans Gringoire, 26 septembre 1941. 2. Interpellation des 27 février 1936 et 23 février 1939.

chemins de fer pour l’exercice 1937 d’accuser d’insuffisance les mesures de coordination prises avec appel au principe d'autorité, et, en conséquence, de préconiser une solution d'autorité réalisant le monopole par un organisme spécial ou par la main-mise de l'Etat de tous les transports à l'exception du camionnage et des transports privés. Une direction générale des transports doit avoir pour mission d'instaurer au-dessus des intérêts particuliers des usagers et des transporteurs, une politique des transports considérés comme un seul service public au service du seul intérêt général !.

La thèse ultime n'était pas imprévisible : La proposition Baréty et Borrel présentée le 9 juillet 1924 à la Chambre des députés, adoptée le 23 décembre 1927, envisageait l'institution, outre les dispositions du Code de la route, d’une autorisation préfectorale paur toute entreprise automobile de transports en commun réguliers ou occasionnels de voyageurs, et d’un renforcement du contrôle des véhicules destinés à pareils services.

Celle de M. Jules Moch, député, du 16 mai 1933 ° tendait « à la coordination générale des transports et à l'institution d’un réseau national des Chemins de fer d'intérêt régional et général ». Tout plan de coordination et de réglementation partielle des transports y était subordonné au retour à la collectivité des voies ferrées.

1. Annexe au procès-verbal de la séance du 12 novembre 1936 de la

Chambre des députés, p. 161 et suiv.

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