Voir Lionel de l.v LAURr.Ncii:, p. 579 ot suivantes
Lalov, 6
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les représentations dune de ses œuvres*. Il sait aussi réclamer son dû : l'acte de ta Guirlande n'a eu d'abord que quatorze représentations, du 2 1 septembre au 22 octobre 1731, mais il est « resté au théâtre », c'est-à-dire que des reprises sont certaines. Rameau demande donc à être payé, non pour i4, mais bien pour 3o représentations, ce qui est le maximum, un ouvrage entrant au répertoire à partir de la 3i^ Et il obtient gain de cause : le 8 mai ijoa, il touche un supplément d'honoraires de 670 1, i3 s. 4 J- '• Nous le voyons toute sa vie occupé de ses placements. 11 préfère, malgré les risques qu'elles présentent, les créances hypothécaires, qui peuvent rapporter jusqu'à 10 p. 100. Du reste, il est, tout comme un autre, victime de son notaire, et engagé en des procès ardus ; mais c'est pour
I. Le Journal des Sm-ants, tout en rendant lionimage au talent du musicien, laissait entendre que les représentations de Platée, à l'Opéra, avaient été peu suivies. Rameau, sachant le tort qu'on pouvait ainsi lui faire auprès du public, crut devoir protester par une lettre publiée dans le Mercure de juillet 1749. Il y établit que « les sept premières représentations données dans l'espace de dix jours, et que rou pourrait équitablenient réduire à six, vu qu'il fut joué le jeudi, jour du feu de riIotel-de-Ville. et les trois derniers jours gras consécutivement, ont produit 19.672 1. 10 s. ; les six représentations qui ont été données ensuite dans le carême, uniquement pour satisfaire à rempressemcnl du public, l'intention n avant été d'abord que de le donner en carnaval, ont produit 11.8^1 1. ce qui fait i)rts de 3.i.ooo 1. eu treize représentations. »
■1. Pièces publiées par .M. L. ib- la Laurcncie, p. 559-5Go.
avoir voulu trop gagner. Quant à la dépense, il n'en est que médiocre partisan. Ses « hardes », dont nous avons l'inventaire fait après sa mort*, comprennent d'abord « une veste de drap écarlate brodée en or avec boutons et boutonnières d'or, un habit et veste de velours de coton à boutons d'or, l'habit doublé de satin de pareille couleur, et la veste de peluche de coton blanc, un surtout de velours noir et la culotte pareille ». Ce sont là les habits de cérémonie, nécessaires pour paraître à la Cour. Voici la garderobe privée : « trois autres vieilles culottes de différentes étoffes, une vieille robe de chambre et sa veste de moëre, fonds jaune ; deux perruques en bonnet, cheveux grisaille, une paire de souliers, quatre paires de bas dont deux de soye et deux de laine, 3o chemises tant de jour que de nuit de différentes toiles, 12 cols de mousseline, i douzaine de mouchoirs de différentes toiles de cours, un vieux chapeau castor, une paire de boucles de souliers ». Le tout, sans excepter les costumes de velours, est estimé à 100 livres. Comme instrument de musique, Rameau ne possède alors qu'un vieux clavecin en mauvais état, qui vaut 24 livres : à peine si un revendeur en eût voulu. Mais un « secrétaire en