I. Dr.cKOix, Bio^rtiphic Micluiiid. p. i Ja
sente au théâtre, le i-'' octobre 1733, limpression qui domina fat la surprise. Maretnous l'apprend, et en donne aussi l'explication : « La toile fut à peine levée qu'il se forma dans le parterre un bruit sourd qui, croissant de plus en plus, annonça bientôt à Rameau la chute la moins équivoque. Ce n'était pas cependant que tous les spectateurs contribuassent à former un jugement aussi injuste ; mais ceux qui n'avaient d'autre intérêt que celui de la vérité, ne pouvaient encore se rendre raison de ce qu'ils sentaient, et le silence que leur dictait la prudence livra le musicien à la fureur de ses ennemis ». Cependant le vieux Campra ^ ne s'y était pas trompé. Au prince de Conti, qui lui demandait son opinion, il répondit : c Monseigneur, il y a dans cet opéra assez de musique pour en faire dix-. ^) Le Mercure ■, toujours bienveillant, parlait de « l'accueil favorable du public », et louait « une musique mâle et harmonieuse, d'un caractère neuf ». ce qui, pour un nouvelliste du temps, n'est vraiment pas mal jugé. Rameau avait dû enrager aux répétitions : car si la demoiselle Petitpas. qu'il retrouvait à l'Opéra, s'ac-
I. Il mourut le 29 juillol 1744, à 84 ans. Retiré du théâtre depuis 1718. il y reparut en 1735 avec Achille et Déidamie.
■1. Maret, p. 64-