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I. Préface, 4® page

a. Génération harmonique, p. 5, VI® proposition.

lentes ont plus de puissance surles plus promptes^ que celles-ci sur celles-là ; et que par conséquent les plus promptes n'agitant que faiblement les plus lentes, ne peuvent donner aux corps qui les reçoivent tout l'ébranlement nécessaire, pour que le son puisse en être transmis à l'oreille. » Ces sons virtuels ont reçu depuis le nom d' « harmoniques inférieurs ». Rameau, on le voit, est trop bon observateur pour affirmer les avoir entendus. Leur existence lui paraît cependant suffisamment démontrée.

Avec ces deux séries d'harmoniques, il retrouve les deux progression^ qui lui sont nécessaires, celle des multiples et celle des sousmultiples. Ce qui n'était que spéculation abstraite est justifié par l'étude expérimentale des faits. L'acoustique succède à l'arithmétique. L'harmonie est fondée, non seulement en raison, mais an nature.

Dans tout ce qui précède, il n'a été question que d'accords parfaits, majeurs et mineurs : ce sont les seuls qui importent à Rameau, puisque seuls ils ont la vertu d'établir une tonalité ; seuls ils ne laissent rien désirer après eux. C'est pourquoi il n'a pas besoin de poursuivre la série.

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de ses harmoniques au delà du 6^ (la tierce), ou, tout au plus, du 8^ son (la triple octave), en éliminant alors le 7'', qui est discordant, sous le prétexte gratuit qu'il est « très faible ^ ».

Quant aux dissonances, elles sont nécessaires, afin de rompre la monotonie ; elles dérivent directement des deux accords parfaits , auxquels on peut d'abord ajouter, vers l'aigu, une nouvelle tierce : on obtient ainsi des septièmes : ut-mi-sol-sij ut-mi-sol-si [?, la-ut-mi~sol. On peut, d'autre part, ajouter au grave, soit des accords parfaits, soit des accords de septième, une tierce, ou même une quinte, ce qui donne nos neuvièmes et nos onzièmes : Rameau les appelle accords par supposition. Enfin, dans l'un des ensembles ainsi obtenus, on peut retrancher la note grave de l'accord primitif et la remplacer par une note voisine ; d'où les accords dits par emprunt, que nous nommons accords sans fondamentale. Dans toutes ces combinaisons, d'ailleurs, on peut intervertir d'une façon quelconque l'ordre des éléments. Quelle que soit la disposition d'un accord, le nombre et la nature des notes ajoutées, on aura la clé de l'harmonie, si d'abord on élimine les dissonances, pour développer ensuite les accords sous leur forme originelle, celle qui ne

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