I. Rkgvenet, Parallèle
des récitatifs rapides ; les partitions de Bononcini, publiées à Londres, en font Taveu : on n'y a mis que les morceaux de chant, sans les parties de monologue ou de dialogue qui les amenaient tant bien que mal ; et même, en tête de chacun de ces morceaux, on lit le nom de Facteur avant celui du personnage : qui se soucie de l'action, et qu'importe que ces mélodies soient mises au compte de Lucinde ou de Laodice ? C'est par elles-mêmes qu'elles plaisent, et par la voix qui leur prête son charme.
Quant à la danse, on s'en passera sans difficulté ; elle ne donne pas lieu à une musique assez libre, assez expansive. Les chœurs disparaîtront également, car la mélodie y étouffe : seul le solo lui permet tous les jeux, toutes les grâces, toutes les agaceries. L'Opéra est une débauche, une folie de musique. On s'y porte d'ailleurs avec tant de passion, que même chez soi on veut en retrouver Timage. La Cantate est un petit opéra en deux où trois scènes, à une voix, deux au plus, sans décors ; un clavecin suffît à l'accompagner, avec deux violons, quelquefois une flûte : on peut donc l'exécuter à la chambre. Sa parenté avec les pièces du théâtre est si évidente d'ailleurs que Brossard * peut